À douze jours de la présidentielle du 15 mars, le Parti des gardiens de la République (PGR) a lancé une campagne de terrain contre l’abstention dans le 6e arrondissement de Brazzaville. En présence d’un cadre du Parti congolais du travail, la réunion de Talangaï a combiné pédagogie électorale — comment voter, avec quels documents — et appel à la mobilisation massive en faveur du candidat Denis Sassou-Nguesso.
Une campagne de terrain à Talangaï
Dans le but d’inciter la population à participer massivement au vote des 12 et 15 mars, le Parti des gardiens de la République (PGR) a organisé le week-end dernier à Talangaï, 6e arrondissement de Brazzaville, une campagne spéciale de sensibilisation. Talangaï est le plus peuplé des neuf arrondissements de la capitale — un réservoir électoral majeur pour tout scrutin national.
La campagne était présidée par le dirigeant du PGR, Oman Michel Mbourangon, en présence de Faustin Elenga, secrétaire permanent chargé de l’organisation et de la mobilisation du Parti congolais du travail (PCT). La présence d’un cadre du PCT aux côtés du PGR inscrit cette initiative dans la dynamique de la majorité présidentielle, dont les deux partis sont membres.
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Le rappel des modalités de vote
Oman Michel Mbourangon a pris le temps de rappeler aux militants le processus de vote tel que prévu par la loi électorale. Pour participer au scrutin, l’électeur doit d’abord avoir inscrit son nom sur la liste électorale afin d’intégrer le fichier. Une fois inscrit, il doit être en possession de sa carte de vote.
Le jour du scrutin, l’électeur doit se présenter muni de l’une des pièces suivantes : carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, ou toute autre pièce d’état civil homologuée par la loi électorale. À défaut de ces documents, si le nom du votant figure sur la liste électorale, il peut voter sur présentation de son acte de naissance, accompagné du témoignage de deux personnes inscrites dans le même bureau de vote.
Ce rappel pratique n’est pas anodin. Dans un pays où une partie de la population ne dispose pas toujours de documents d’identité actualisés, la connaissance des pièces alternatives acceptées — acte de naissance, témoignage de pairs — peut concrètement permettre à des électeurs hésitants de se présenter au bureau de vote. C’est le volet le plus utile de la campagne du PGR : une information pratique, directement exploitable par le citoyen.
L’abstention désignée comme l’adversaire principal
Pour le président du PGR, la sensibilisation vise à prévenir le taux d’abstention le jour du vote. « Le PGR n’est pas un parti de circonstance, c’est un parti d’engagement, de vigilance républicaine et de mobilisation citoyenne », a déclaré Oman Michel Mbourangon. « Nous sommes réunis ici pour sensibiliser nos militants aux enjeux de l’élection présidentielle. Cela signifie clairement que le PGR est résolument tourné vers l’action. L’inscription doit être vérifiée et la participation au scrutin doit être massive. Et pour ce faire, Talangaï, la citadelle imprenable, doit donner le top et le PGR doit être à l’avant-garde. »
Le message est double : d’une part, chaque militant doit vérifier sa propre inscription sur les listes ; d’autre part, chacun doit s’assurer que son entourage fera de même. Le PGR se positionne comme un relais de terrain, capable d’aller chercher les électeurs un par un dans les quartiers.
Le PCT en renfort : « un ennemi commun redoutable »
Faustin Elenga, secrétaire permanent chargé de l’organisation et de la mobilisation du PCT, a pris la parole pour appuyer le message. Il a confirmé que le PGR soutient le candidat du PCT et de la majorité présidentielle, Denis Sassou-Nguesso, et désigné l’abstention comme la menace principale.
« Nous venons à vous parce que nous sommes en pleine période électorale, et à quelques jours de l’élection présidentielle. Votre président nous dit qu’il soutient également le candidat du Parti congolais du travail et de la majorité présidentielle, le président Denis Sassou-Nguesso. Je profite pour vous dire que pour le vote qui arrive, nous avons un ennemi commun redoutable appelé abstention, contre qui nous devons absolument lutter », a conclu Faustin Elenga.
La formulation est significative : pour la majorité présidentielle, l’enjeu de ce scrutin est autant la participation que la compétition entre candidats .



