ACCRA – Le gouvernement ghanéen a franchi un palier décisif dans sa quête de leadership technologique sur le continent. Le Cabinet a officiellement approuvé un investissement massif de 250 millions de dollars pour l’établissement d’un centre national de calcul pour l’intelligence artificielle (IA). Annoncée par Samuel Nartey George, ministre de la Communication, de la Technologie numérique et des Innovations, cette initiative vise à accélérer l’innovation dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services financiers.
Un moteur pour l’innovation et la compétitivité
Ce futur centre est conçu pour positionner le Ghana comme un centre d’excellence pour le développement responsable de l’IA en Afrique. L’initiative s’inscrit dans le cadre d’une évaluation de la préparation du pays à l’IA (RAM), menée en collaboration avec l’UNESCO et financée par l’Union européenne. En s’appuyant sur une infrastructure numérique solide — marquée par un taux de pénétration mobile dépassant 110 % et plus de 38 millions d’abonnements — le pays entend transformer radicalement son paysage économique et social.
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Une stratégie nationale pour avril 2026
Parallèlement à la création du centre, la Stratégie nationale d’intelligence artificielle du Ghana a également reçu l’approbation du Cabinet, avec un lancement officiel programmé pour le 24 avril 2026. Selon le ministre, cette stratégie définira le cadre d’une adoption de l’IA dans tous les secteurs, tout en garantissant un déploiement éthique et responsable. L’objectif est de bâtir un écosystème d’IA résilient et compétitif à l’échelle mondiale, capable de générer des retombées positives à long terme sur la croissance économique du pays.
Une mise en œuvre axée sur la souveraineté et l’éthique
Pour guider la mise en œuvre de ce projet d’envergure, le gouvernement a identifié quatre piliers stratégiques qui seront développés de concert. Il s’agit tout d’abord de renforcer les systèmes de gouvernance des données nationales tout en investissant massivement dans la recherche sur l’intelligence artificielle et les infrastructures de calcul de pointe. Parallèlement, le pays s’engage à étendre les compétences numériques et l’éducation à l’IA à l’échelle nationale, tout en veillant scrupuleusement à intégrer des garanties éthiques et des mesures de sécurité dans chaque déploiement technologique afin que ces progrès profitent à l’ensemble des citoyens.
Grâce à la présence du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) à Accra, le Ghana espère également jouer un rôle central dans la définition de l’écosystème du commerce numérique à l’échelle du continent. Les autorités insistent sur le fait que cette avancée technologique doit être portée par des institutions fortes et des cadres inclusifs pour assurer un leadership durable dans la région.
