Véron Mosengo-Omba a officiellement mis fin à ses fonctions de secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) pour se consacrer à des projets personnels, clôturant ainsi une carrière internationale de trois décennies. Nommé en mars 2021, ce dirigeant à la double nationalité congolaise et suisse quitte l’instance après cinq années marquées par des transformations administratives et une volonté de modernisation. Ce retrait intervient alors que le football continental traverse une zone de turbulences juridiques majeures liées à l’issue de la dernière compétition reine du continent.
Une transition stratégique sous la direction de Samson Adamu
Dans l’attente de la désignation d’un successeur permanent, l’intérim a été immédiatement confié à Samson Adamu, une figure expérimentée des rouages de la confédération. Le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, a exprimé une profonde gratitude envers le secrétaire général sortant pour son rôle moteur dans la croissance et le développement du jeu sur le continent africain. Une cérémonie d’hommage officielle sera organisée ultérieurement pour saluer l’engagement de celui qui aura été l’un des piliers administratifs de la mandature actuelle.
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Un retrait en plein imbroglio juridique autour de la CAN 2025
Le départ de Véron Mosengo-Omba survient dans un climat particulièrement complexe, exacerbé par le contentieux opposant le Sénégal au Maroc pour le titre continental. La décision de la CAF d’attribuer la victoire finale au Maroc sur tapis vert fait actuellement l’objet d’une procédure de contestation devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) par la Fédération sénégalaise de football. Cette transition au sommet de l’administration s’opère donc à un moment où la transparence et la solidité des décisions juridictionnelles de l’instance sont scrutées de près par l’ensemble des acteurs du football mondial.
Vers un renforcement des réformes de l’arbitrage et de la VAR
Pour répondre à ces défis et restaurer la crédibilité des compétitions, le Dr Patrice Motsepe a annoncé une accélération des réformes structurelles, notamment dans le domaine de l’arbitrage. L’objectif est de renforcer la confiance envers les officiels de match, les opérateurs de la VAR et les instances juridiques de la CAF afin de prévenir la répétition d’incidents jugés inacceptables lors du tournoi de 2025. Ces ajustements visent à garantir une équité totale pour les éditions futures, marquant la volonté de l’institution de se stabiliser malgré les crises institutionnelles passagères.



