La République et le Parti congolais du travail (PCT) ont salué la mémoire d’un grand serviteur de l’État en ce début d’avril 2026. Philippe Mvouo, ancien ministre et figure de proue de la régulation des médias au Congo, a été inhumé le 3 avril dans son district natal de Kellé, au cœur du département de la Cuvette-Ouest. Décédé le 18 février dernier en France à l’âge de 75 ans, il laisse derrière lui l’image d’un homme d’État loyal et d’un militant dont l’engagement a marqué plusieurs décennies de la vie politique nationale.
L’hommage solennel de la République au Palais des congrès
Le 2 avril 2026, les corps constitués nationaux se sont rassemblés au Palais des congrès de Brazzaville pour un ultime hommage à l’illustre disparu. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Sénat, Pierre Ngolo, et de délégations étrangères, soulignant l’importance de Philippe Mvouo au-delà des frontières nationales. Ce moment de recueillement a permis de retracer une carrière ministérielle dense, l’homme ayant dirigé successivement les départements des Mines et de l’Énergie entre 2002 et 2004, celui des Postes et Télécommunications jusqu’en 2006, avant de clore son passage au gouvernement par le ministère de la Pêche. Ses mérites ont été salués par ses pairs comme le reflet d’un service digne et loyal rendu à la nation congolaise jusqu’à son dernier souffle.
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Un pilier historique du Parti congolais du travail
Peu avant l’hommage institutionnel, le siège fédéral du PCT à Mpila a vibré au rythme des adieux de ses compagnons de lutte, sous la direction du secrétaire général Pierre Moussa. Le parcours politique de Philippe Mvouo a été décrit comme exemplaire, ayant atteint son apogée lors de son élection au Bureau politique lors du cinquième congrès extraordinaire du parti. Ancien député de la circonscription unique de Kellé entre 2002 et 2007, il était reconnu pour sa fidélité indéfectible aux idéaux de sa formation politique. La famille du défunt a d’ailleurs exprimé sa profonde gratitude envers le président Denis Sassou N’Guesso et l’ensemble des militants pour le soutien multiforme apporté durant cette douloureuse épreuve.
De la transmission du savoir à la régulation des médias
Né le 14 septembre 1951, Philippe Mvouo avait débuté son sacerdoce professionnel dans l’enseignement, marquant de son empreinte de nombreux établissements à Mossendjo, dans le Pool, à Brazzaville, et même en tant que coopérant en Angola. Cependant, c’est dans le domaine de la communication qu’il a laissé une trace indélébile en dirigeant le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) pendant treize années consécutives, de 2012 à 2025. Son successeur, Médard Milandou Songa, a rappelé avec émotion ses qualités de régulateur intègre. Pierre Moussa a conclu cet hommage en décrivant une « tristesse infinie » face au départ de ce grand patriote, dont l’engagement sérieux et éminent manquera cruellement au paysage politique congolais.



