Un tournant majeur pour la sécurité sanitaire internationale s’opère cette semaine en France. Du 7 au 9 avril 2026, la ville de Lyon accueille les célébrations de la Journée internationale de la santé, un événement de portée globale orchestré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Placée sous le thème « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science », cette édition 2026 vise à restaurer la confiance du public et des États envers la recherche scientifique, tout en jetant les bases d’une protection sanitaire plus résiliente face aux menaces futures.
Le concept « One Health » : Unifier la vie pour protéger l’homme
Au cœur des discussions lyonnaises se trouve l’approche transversale « One Health » (Une seule santé). Ce concept novateur repose sur la reconnaissance de l’interdépendance totale entre la santé humaine, la santé animale et l’équilibre des écosystèmes. Pour l’OMS, il est désormais impossible de garantir un avenir sain à l’humanité sans prendre en compte la santé planétaire et phytosanitaire. Cette collaboration scientifique multidisciplinaire permet de revisiter les progrès enregistrés depuis la création de cette journée mondiale en 1948, tout en adaptant les stratégies de prévention aux réalités climatiques et environnementales de notre siècle.
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Résonance au Congo : Le Bassin du Congo au cœur du dispositif mondial
Pour la République du Congo, cette mobilisation mondiale à Lyon trouve un écho particulièrement fort. Acteur incontournable du Bassin du Congo, le pays se situe aux avant-postes de l’approche « One Health », où la préservation de l’immense écosystème forestier constitue un rempart naturel contre les zoonoses et l’émergence de nouvelles pathologies. Ce sommet international sert de plateforme pour valoriser les travaux des chercheurs congolais et harmoniser les stratégies sanitaires nationales avec les standards scientifiques les plus exigeants. En plaçant la santé des écosystèmes au même rang que celle des populations, Brazzaville réaffirme son rôle de leader dans la promotion d’un modèle de santé intégré et durable, jugé essentiel pour la stabilité sanitaire de l’Afrique Centrale.
Un réseau scientifique sans précédent sous la présidence du G7
L’événement est marqué par deux rendez-vous de haut niveau : le Sommet international « Une seule santé » et le Forum mondial des centres collaborateurs de l’OMS. Organisés dans le cadre de la présidence française du G7, ces forums mobilisent les représentants de près de 800 institutions scientifiques issues de plus de 80 pays. Ce rassemblement constitue le plus vaste réseau scientifique jamais réuni autour d’une agence des Nations Unies. L’objectif est clair : transformer les données factuelles en politiques publiques concrètes, afin que chaque avancée de la recherche puisse se traduire par une amélioration réelle de la qualité de vie des populations, des métropoles européennes aux zones rurales du continent africain.
L’inclusion des migrants : Un impératif de santé publique
En marge de ces débats, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a tenu à rappeler une réalité sociale incontournable : l’inclusivité des systèmes de santé. Pour l’OIM, le renforcement de la sécurité sanitaire mondiale ne peut se faire sans l’intégration pleine et entière des migrants et des personnes déplacées dans les systèmes nationaux. Cette démarche nécessite un engagement politique et financier durable, visant à articuler les soins médicaux, le logement et les services essentiels. Selon l’institution onusienne, protéger les plus vulnérables est la seule voie possible pour assurer une sécurité sanitaire véritablement universelle et efficace sur le long terme.



