En ouvrant ses portes aux étudiants en transport et logistique, Congo Terminal (AGL) transforme la théorie en pratique. Une immersion stratégique pour préparer la jeunesse aux défis de la compétitivité portuaire.
Dans le cadre du programme de modernisation économique de la nation, la transmission du savoir-faire technique devient un enjeu de souveraineté. C’est dans cette optique que Congo Terminal, filiale du groupe Africa Global Logistics (AGL), a lancé depuis le 25 février une vaste campagne d‘immersion pédagogique. Jusqu’à la fin de ce mois de mars, les installations du terminal à conteneurs résonnent des questions et de l’enthousiasme de la relève logistique congolaise.
Un pont entre l’amphithéâtre et le quai
Ils sont étudiants en première, deuxième ou troisième année à l’Institut international 2i ou au DGC. Pour ces futurs spécialistes du Transport, de la Logistique et du Commerce international, la visite des installations de Congo Terminal n’est pas une simple excursion, mais une confrontation salutaire avec la réalité du terrain.
Comme le souligne Mauricette Ignoumba, chargée du recrutement et des stages chez Congo Terminal, ces moments sont cruciaux pour « susciter des vocations ». Dans un secteur où l’excellence opérationnelle est la norme, voir fonctionner les portiques de quai (STS) ou les grues de parc (RTG) en temps réel apporte une compréhension que les manuels ne peuvent offrir.
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Le parcours de l’excellence : de l’image à l’action
La méthode pédagogique adoptée par Congo Terminal se veut exhaustive. Tout commence par une immersion visuelle et théorique via des films institutionnels détaillant les enjeux stratégiques du terminal. C’est ici que les étudiants saisissent le rôle névralgique du port dans la chaîne d’approvisionnement mondiale.
La visite se poursuit par un dialogue direct avec les professionnels, avant le clou du spectacle : la visite des infrastructures. Entre les processus rigoureux de sûreté-sécurité et le ballet des engins de manutention, les étudiants découvrent la complexité d’un hub portuaire moderne. Pour Moïse Makosso, responsable de la délégation de l’Institut 2i, l’enjeu est clair : « confronter les connaissances théoriques aux réalités du terrain ».
Investir dans le capital humain : un engagement pérenne
Congo Terminal ne fait pas de la figuration pédagogique. Avec 200 à 300 étudiants accueillis chaque année, l’entreprise s’impose comme un acteur majeur de la formation professionnelle au Congo. Cet engagement s’inscrit parfaitement dans la vision nationale de diversification économique : pour que le Congo devienne une puissance logistique régionale, il doit disposer d’une main-d’œuvre locale hautement qualifiée.
À travers ces visites, Congo Terminal ne se contente pas de montrer des machines ; il promeut des valeurs de solidarité et de passion. Pour cette génération de « natifs du numérique » qui s’intéresse désormais à l’intelligence artificielle et aux systèmes automatisés, le terminal est le terrain de jeu idéal pour inventer la logistique de demain.



