En ce jeudi 12 mars, les forces de défense et de sécurité ouvrent le bal du scrutin présidentiel. Un vote par anticipation stratégique pour assurer la paix civile lors du grand rendez-vous de dimanche.
C’est une tradition désormais ancrée dans l’ingénierie électorale de notre pays. À soixante-douze heures du scrutin général, les hommes en uniforme — forces armées congolaises, gendarmerie et police nationale — se rendent aux urnes ce jeudi 12 mars. Ce vote par anticipation, encadré par le décret n° 2026-7 du 20 janvier 2026, marque le véritable coup d’envoi d’une élection présidentielle où la stabilité et l’unité nationale sont les maîtres-mots.
Une logistique au service du devoir citoyen
Le principe de ce scrutin segmenté répond à un impératif de sécurité publique. En permettant aux agents de la force publique d’accomplir leur devoir civique en avance, le gouvernement s’assure de leur pleine et entière disponibilité pour le dimanche 15 mars. L’objectif est limpide : garantir que chaque bureau de vote, du littoral du Kouilou jusqu’aux confins de la Likouala, soit sécurisé, permettant ainsi aux millions de civils d’exprimer leur suffrage dans la sérénité.
Dans les différents centres de vote ouverts à travers le territoire, l’ambiance est au professionnalisme. Les militaires, en rangs serrés, participent à cet acte fondateur de la démocratie congolaise, rappelant que l’armée reste le socle sur lequel repose la paix du pays.
Le 15 mars en ligne de mire
Si les casernes votent aujourd’hui, tous les regards sont déjà tournés vers dimanche. Le candidat Denis Sassou N’Guesso, dont le programme « L’accélération de la marche vers le développement » mise sur la modernisation et la paix, voit en cette organisation une preuve de la maturité institutionnelle du Congo. Pour la Majorité présidentielle, ce vote des forces de l’ordre est le premier acte d’une victoire que l’on souhaite apaisée et incontestable.
Ce silence électoral qui commence à poindre est aussi l’occasion de souligner le rôle crucial des mobilisateurs de terrain, comme Précieux Massouemé ou Marie-Michèle Goma-Sambot, qui ont préparé le terrain pour que ce 15 mars soit une fête de la démocratie. La discipline observée aujourd’hui par nos forces de sécurité doit servir d’exemple à l’ensemble du corps électoral : voter dans le calme pour construire l’avenir.
Vers un dénouement attendu
Les urnes contenant les bulletins des militaires ne seront dépouillées qu’en même temps que celles des civils, dimanche soir. Cette procédure garantit l’équité et le secret du vote, tout en maintenant le suspense jusqu’à la proclamation des résultats par la Commission Nationale Électorale Indépendante (CNEI).
En ce 12 mars, le message envoyé par les casernes est clair : la République est prête. Elle est en marche vers son destin, protégée par ses fils et filles en uniforme, sous l’égide de la stabilité.



