En organisant une réunion stratégique ce 5 mars 2026, le Bureau régional de l’Unesco pour l’Afrique centrale a franchi une nouvelle étape dans l’intégration régionale. Entre le suivi du Plan opérationnel de Luanda et la préparation de la rencontre en Guinée équatoriale, l’organisation resserre les rangs pour transformer les ambitions de la Stratégie 2022-2029 en résultats concrets sur le terrain.
Le Bureau régional de l’Unesco pour l’Afrique centrale a réuni, le jeudi 5 mars dernier, les Secrétaires généraux des Commissions nationales de la sous-région pour une concertation virtuelle décisive. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie opérationnelle 2022-2029, vise à transformer la « Priorité globale Afrique » en un levier de croissance palpable pour les populations locales, notamment dans l’éducation et les sciences.
Le Plan opérationnel de Luanda sous la loupe
L’un des enjeux majeurs de cette session était l’évaluation du Plan opérationnel régional (POR) adopté à Luanda en 2024. Ce plan sert désormais de boussole pour coordonner les actions de l’Unesco dans les pays d’Afrique centrale. Les discussions ont permis de mettre en place un mécanisme régional d’échange de bonnes pratiques, une innovation majeure destinée à favoriser le partage d’expériences sur la mise en œuvre des programmes éducatifs et culturels entre les États membres.
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Guinée équatoriale : le prochain carrefour continental
La Guinée équatoriale se positionne comme le futur pôle de cette dynamique. L’Unesco a réaffirmé son appui logistique et technique à Malabo pour l’organisation de la troisième réunion régionale des Commissions nationales africaines. Ce sommet sera l’occasion de consolider les mécanismes de coopération Sud-Sud. En parallèle, l’appel à candidatures pour le prestigieux Prix international UNESCO-Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie, dont la date limite est fixée au 31 mars 2026, témoigne de la volonté de la sous-région de briller dans le domaine de l’excellence scientifique.
Un partenariat renforcé avec la CEEAC
Cette dynamique de l’Unesco s’accompagne d’un rapprochement institutionnel inédit. Un nouveau protocole d’accord avec la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), dont la signature est attendue pour ce premier trimestre 2026, devrait acter une collaboration plus étroite sur les enjeux de paix, de culture et de formation.
Cap sur l’Agenda 2063
En alignant ses actions sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, l’Unesco ne se contente plus de financer des projets, elle co-construit des politiques publiques intégrées. Qu’il s’agisse de la gestion durable des forêts du bassin du Congo ou de la promotion de la science ouverte, l’Afrique centrale s’affirme désormais comme un laboratoire de solutions innovantes pour les défis du futur.



