Près de 3 000 jeunes transporteurs ont reçu gratuitement leurs permis de conduire ce 9 mars à Makoua. Cette opération d’envergure concrétise la volonté posthume du ministre d’État Firmin Ayessa, transformant un projet social en un véritable levier de sécurité routière et d’intégration régionale.
L’émotion était palpable à la sous-préfecture de Makoua lors de la cérémonie de remise des permis de conduire aux conducteurs de motocycles du district. Ce projet, initié par le regretté ministre d’État Firmin Ayessa avant sa disparition, a été mené à son terme par ses collaborateurs et les autorités locales, honorant ainsi l’une des dernières promesses de l’illustre disparu envers la jeunesse de sa circonscription.
Une régularisation massive pour la sécurité de tous
L’opération, qui a bénéficié à environ 3 000 jeunes (selon les estimations de la coordination locale), répond à un impératif de sécurité publique. En offrant gracieusement ces documents, le projet permet de sortir des centaines de travailleurs de l’informel et de la précarité administrative.
Le sous-préfet de Makoua, Ibata Ossété Apendi, a souligné que cet engagement contribue directement au renforcement de la sécurité routière dans le district. De son côté, le directeur général des Transports terrestres, Atali Mopaya, a insisté sur la dimension préventive de l’initiative : « L’époque de l’obtention frauduleuse est révolue. Le permis se mérite. » En étant en règle, ces conducteurs évitent désormais les saisies ou destructions d’engins lors des contrôles de conformité (assurance, carte grise, contrôle technique).
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Un passeport pour l’emploi et la sous-région
Au-delà de la simple autorisation de circuler, ce permis est présenté comme un véritable diplôme professionnel. Atali Mopaya a rappelé aux bénéficiaires que ce document leur ouvre les portes de l’emploi non seulement dans tous les départements du Congo, mais aussi dans l’ensemble de la sous-région d’Afrique centrale, notamment au Gabon, au Cameroun, au Tchad et en Centrafrique.
Hommage et responsabilité citoyenne
La cérémonie a été marquée par une minute de silence en mémoire de Firmin Ayessa. Le député de Makoua, Frédérick Yéka, a exhorté les jeunes à honorer la mémoire du donateur par un comportement exemplaire. « Faites preuve de responsabilité, de discipline et de civisme sur la route », a-t-il lancé, rappelant que ce sésame impose désormais le respect strict du code de la route pour préserver des vies humaines.
Pour les bénéficiaires, la gratitude est immense. « C’est une perte énorme pour Makoua, mais sa générosité nous remet sur le droit chemin », a témoigné l’un d’entre eux. En transformant ces jeunes en conducteurs certifiés, Firmin Ayessa laisse derrière lui un héritage de dignité et de maintien de l’ordre public qui continuera de porter ses fruits bien après son départ.



