À Paris, l’ambassade du Congo accompagne les initiatives culturelles de la diaspora
Le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé a reçu, à la demande de l’ambassadeur Rodolphe Adada, la présidente du Comité Miss des Miss Africa, Evy Souka, accompagnée de Ted Morgan et Alberta Nkounkou. L’audience s’inscrit dans la volonté de la représentation diplomatique congolaise à Paris de maintenir un lien actif avec les acteurs culturels et entrepreneuriaux de la diaspora.
Une audience dans le prolongement de Miss des Miss Africa
C’est dans les locaux de l’ambassade du Congo en France que le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé, accompagné de Larissa Ondzie Ongogni, conseillère chargée des Congolais de l’étranger, a reçu Evy Souka et sa délégation. L’audience a été organisée à la demande de l’ambassadeur Rodolphe Adada.
La rencontre fait suite à la tenue, en début d’année, de l’édition du concours Miss des Miss Africa à l’hôtel Le Méridien, dans le dix-septième arrondissement de Paris. Lors de cet événement, consacré à la célébration de la diversité culturelle africaine, les organisateurs avaient réservé une place particulière à la République du Congo. La cérémonie a réuni de jeunes femmes venues de plusieurs pays du continent, dans un format mêlant défilé, culture traditionnelle et promotion de l’entrepreneuriat féminin.
Evy Souka, une entrepreneuse aux multiples activités
Evy Souka est fondatrice de l’agence événementielle Etely, de la marque de mode Ev’Lynn et de l’association NBLE. Partenaire de Ted Morgan Production — structure connue notamment pour l’organisation du concert de Roga Roga au Zénith de Paris La Villette en 2025 —, elle développe des projets qui se situent à l’intersection de l’événementiel, de la mode et de l’entrepreneuriat féminin.
Lors de l’audience, elle a présenté au ministre conseiller sa vision et ses projets à venir, centrés sur la valorisation de la femme africaine à travers des événements culturels de portée internationale. Ted Morgan a, de son côté, soumis plusieurs projets culturels à la représentation congolaise.
La diplomatie culturelle, un levier pour la diaspora
Au-delà de l’événement en lui-même, cette audience illustre un axe de travail de l’ambassade du Congo en France : le maintien du lien avec les initiatives portées par la diaspora congolaise, qu’elles soient culturelles, artistiques ou entrepreneuriales. La conseillère chargée des Congolais de l’étranger, Larissa Ondzie Ongogni, dont la présence à l’audience n’est pas anodine, incarne cette fonction d’interface entre la représentation diplomatique et les communautés congolaises établies en France.
Pour un pays dont la diaspora en France constitue l’une des plus importantes d’Europe, ces rendez-vous réguliers participent d’un travail de fond — moins visible que la diplomatie d’État, mais nécessaire pour que le lien entre le Congo et ses ressortissants à l’étranger ne se résume pas à la seule dimension administrative.
La question, pour ces initiatives comme pour d’autres, reste de savoir si l’accompagnement diplomatique se traduit par un soutien concret — logistique, financier, institutionnel — ou s’il demeure au stade de la réception protocolaire. C’est dans la durée que se mesurera la portée réelle de ces échanges.



