Le Parti Congolais du Travail (PCT) a commémoré, ce 18 mars 2026, le 49e anniversaire de la disparition tragique de son président fondateur, l’immortel Marien Ngouabi. Cette journée de recueillement s’est déroulée dans un climat politique historique, marquée par la réélection de Denis Sassou N’Guesso à la présidence de la République avec un score de 94,82 %.
Un hommage solennel placé sous le sceau de la fidélité
En ce jour anniversaire du décès survenu le 18 mars 1977, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, a procédé au traditionnel dépôt d’une gerbe de fleurs au mausolée Marien Ngouabi. Entouré des cadres de la fédération de Brazzaville, de militants et de proches de l’ancien chef de l’État, il a rappelé que Marien Ngouabi demeure le socle sur lequel repose le plus grand parti politique du pays.
Le thème choisi pour cette édition, « Camarades militants, honorons la mémoire de l’immortel Marien Ngouabi en réaffirmant notre soutien indéfectible au très grand camarade Denis Sassou N’Guesso », souligne la volonté du parti de lier le passé glorieux aux défis du présent. Pour Pierre Moussa, rendre hommage au fondateur n’est pas un simple exercice de mémoire, mais une réaffirmation de l’œuvre qui se poursuit à travers son « digne continuateur ».
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Le PCT : un parti revitalisé dans un cadre démocratique
L’allocution du secrétaire général a mis en lumière la transformation du PCT. Bien que fondé dans un autre contexte historique, le parti a su se revitaliser pour devenir, selon ses dirigeants, une force politique plus puissante que jamais au sein d’un environnement pluraliste et démocratique.
L’œuvre de Marien Ngouabi est ainsi présentée comme un héritage vivant. « Le président est parti sans être parti », a déclaré Pierre Moussa, expliquant que son message reste le fil conducteur de l’action politique actuelle. Cette continuité institutionnelle est perçue par la direction du parti comme un gage de stabilité pour le peuple congolais, évitant ainsi les incertitudes liées à l’inexpérience.
L’ère de l’accélération : transformer la mémoire en progrès
Le contexte de cette commémoration est indissociable des résultats de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Avec près de 95 % des suffrages, Denis Sassou N’Guesso entame un nouveau mandat que le PCT qualifie de « mission accomplie » pour la majorité présidentielle.
L’enjeu de ce nouveau quinquennat a été résumé par le concept d’« accélération ». Pierre Moussa a souligné que, malgré les réalisations passées, le retard accumulé dans certains secteurs doit être rattrapé avec une célérité accrue. Ce programme de société, validé massivement par les électeurs, vise à transformer la stabilité retrouvée en un développement concret et rapide. Pour les observateurs et les militants, cette victoire électorale est perçue comme le plus bel hommage rendu à la mémoire de Marien Ngouabi, quarante-neuf ans après son départ tragique.



