Le processus électoral franchit une étape décisive vers sa conclusion légale. Le 20 mars, la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) a officiellement transmis les résultats provisoires du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars à la Cour constitutionnelle. Cette transmission marque le début de la phase de validation finale et de traitement des éventuels contentieux.
Le transfert formel du relais institutionnel
L’acte administratif s’est déroulé conformément aux nouvelles dispositions de la loi électorale. Gaston Ololo, président du Comité technique de la CNEI, a remis le précieux dossier à Emmanuel Poupet, secrétaire général adjoint de la haute juridiction. Ce transfert représente l’aboutissement du travail de terrain mené dans les 125 circonscriptions administratives du pays, où les commissions locales ont centralisé les données de chaque district, commune et arrondissement. La Cour constitutionnelle, présidée par Auguste Iloki, devient désormais l’unique juge de la sincérité du scrutin, avec pour mission de confronter ces chiffres à la réalité des procès-verbaux.
Les chiffres d’une victoire écrasante pour la majorité
Les données transmises confirment la domination sans partage du candidat de la Majorité présidentielle. Selon les chiffres publiés initialement par le ministre de l’Intérieur, Denis Sassou N’Guesso l’emporte dès le premier tour avec un score massif de 94,82 %, totalisant plus de 2,5 millions de suffrages. Cette victoire laisse peu de place à la concurrence, le candidat arrivé en deuxième position, Mabio Mavoungou Zinga, ne recueillant que 1,48 % des voix. Le reste de l’échiquier politique se partage les miettes du scrutin, avec des scores oscillant entre 1,03 % pour Uphrem Dave Mafoula et 0,33 % pour Anguios Nganguia Engambe.
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Le temps du contentieux électoral
Malgré l’ampleur de l’écart, la voie juridique reste ouverte. La Cour constitutionnelle a déjà enregistré une première requête de contestation déposée par Uphrem Dave Mafoula. En sa qualité de troisième homme du scrutin, ce candidat indépendant entend faire valoir ses arguments devant le juge électoral. Cette démarche souligne la vitalité des institutions républicaines, où même un score marginal peut donner lieu à un examen légal rigoureux, et les droits de chacun des candidats sont respectés, et où chaque requête est examiné. L’attention de la nation est désormais fixée sur le siège de la Cour, qui devra statuer sur ces recours avant de proclamer les résultats définitifs qui scelleront officiellement le début de ce nouveau mandat.



