Les signaux économiques passent au vert pour la République du Congo. Lors de la session ordinaire du Comité national de la balance des paiements (CNBP) tenue le 18 mars 2026, les autorités financières ont validé un solde global excédentaire historique pour l’année 2024. Après une année 2023 marquée par un déficit, ce redressement de 81 milliards de FCFA témoigne de la résilience du pays et de l’efficacité des réformes structurelles engagées pour stabiliser les comptes extérieurs.
Une croissance réelle tirée par le secteur hors-pétrole
Le rapport présenté par Armel Fridelin Mbouloukoue, rapporteur du CNBP, souligne une amélioration globale de la santé économique nationale. Le produit intérieur brut (PIB) réel a enregistré une croissance estimée à 2,1 % en 2024. Fait notable et encourageant pour la stratégie nationale de diversification : cette croissance a été principalement soutenue par le dynamisme du secteur hors-pétrole. Cette performance confirme que les efforts pour réduire la dépendance aux hydrocarbures commencent à porter leurs fruits, offrant une base plus stable et diversifiée à l’économie congolaise.
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Des indicateurs financiers au beau fixe
L’année 2024 s’est distinguée par une gestion rigoureuse des finances publiques et une amélioration notable des flux de capitaux. Selon les données validées par le comité, les finances publiques ont dégagé un excédent budgétaire renforçant la capacité d’investissement de l’État, tandis que la hausse des prix a poursuivi sa décrue, protégeant ainsi le pouvoir d’achat des ménages congolais. Parallèlement, le compte financier affiche des entrées nettes de capitaux, attirant de nouveaux investissements directs étrangers principalement orientés vers le secteur pétrolier. Ce dynamisme global a permis un redressement significatif du compte courant et la progression des flux de capitaux, transformant le déficit de l’exercice précédent en un excédent solide.
Perspectives : Vers une souveraineté économique renforcée
Malgré ces résultats records, le CNBP reste lucide sur les défis à relever pour pérenniser ces acquis. Le comité a invité le gouvernement à accélérer ses actions pour consolider l’indépendance de l’économie nationale. La priorité reste l’accélération de la diversification économique afin de réduire la sensibilité des comptes aux fluctuations des cours mondiaux des matières premières, tout en promouvant les échanges au sein de la zone CEMAC. Cet objectif est d’ailleurs l’un des principaux volet du « Carnet de route » du président Sassou N’Guesso.
Le renforcement des capacités statistiques et l’amélioration des outils de collecte et de traitement des données figurent également parmi les recommandations pour affiner le pilotage économique. En consolidant ses équilibres extérieurs, le Congo ne se contente pas d’assainir ses finances ; il participe activement à la préservation des réserves de change de la zone CEMAC, s’affirmant ainsi comme un pilier de stabilité monétaire en Afrique Centrale.



