Le secteur des énergies renouvelables en République du Congo ne veut plus être perçu comme un domaine réservé à une élite technique restreinte. Le 25 mars 2026, le Centre d’excellence d’Oyo (CEO) pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique a franchi une étape majeure en organisant une formation stratégique consacrée à l’inclusion des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables. En s’attaquant de front aux inégalités liées au genre, à l’âge et au handicap, cette institution s’impose comme le catalyseur d’une transition énergétique accessible à tous les citoyens.
Déconstruire les barrières et démocratiser les compétences
La problématique centrale de cette rencontre reposait sur l’intégration large et efficace des couches sociales souvent marginalisées dans les projets d’énergie verte. Pour les experts du CEO, il est impératif de déconstruire l’image d’un cercle fermé de métiers afin de susciter de nouvelles vocations. Christovie Mapepe Nyamaha, technicienne de laboratoire au sein du centre, a souligné que cette formation fournit des outils pratiques pour concevoir et mettre en œuvre des projets énergétiques véritablement inclusifs. L’approche participative adoptée vise à intégrer le modèle « genre, jeunesse et inclusion sociale » à chaque maillon de la chaîne, depuis la phase de planification jusqu’à l’exécution sur le terrain.
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Une stratégie d’intervention à trois échelles
La réussite de cette inclusion repose sur une vision globale articulée autour de trois axes fondamentaux définis par les panélistes de la formation. Sur le plan institutionnel, l’adoption de lois d’accompagnement est jugée nécessaire pour ancrer cette dynamique dans le cadre législatif national. Économiquement, la création de conditions favorables à l’autonomisation, notamment via le financement de projets dédiés, est essentielle pour permettre aux nouveaux acteurs d’émerger dans le domaine énergétique. Enfin, le renforcement des compétences par des formations adaptées constitue le socle indispensable pour garantir la performance et la pérennité de ces initiatives.
La jeunesse au cœur de la transition climatique
Dans un contexte mondial marqué par l’urgence climatique, la représentativité des jeunes dans les métiers verts devient un impératif de survie et de développement. Les participants, à l’image de Saint Gloire Bimbadi, ont exprimé le souhait de voir la jeunesse davantage associée à ces programmes de renforcement des capacités pour stimuler un engagement durable. Pour des talents comme Jeannice Ondele, l’enjeu est clair : faire valoir l’immense potentiel énergétique du Congo pour répondre aux défis contemporains. Par ces sessions régulières destinées aux étudiants et aux professionnels, le CEO d’Oyo ne se contente pas de transmettre des connaissances ; il prépare une génération d’ambassadeurs capables de porter la souveraineté énergétique du pays.



