Un nouveau jalon a été posé le 25 mars 2026 dans la modernisation de l’économie nationale. Sous l’impulsion de Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, le gouvernement a officiellement lancé la carte professionnelle digitale d’artisan. Ce virage technologique, qui s’inscrit dans la dynamique de digitalisation des services publics prônée par le Président Denis Sassou-N’Guesso, marque la fin de l’ère de l’informel pour des milliers de créateurs et de techniciens congolais.
Un bouclier de formalisation et de reconnaissance
La mise en service de ce nouvel outil numérique répond à une double exigence de reconnaissance institutionnelle et de modernisation de la gouvernance sectorielle. Pour Lydia Mikolo, cette carte dépasse la simple fonction d’identification ; elle devient un instrument de légitimation professionnelle et d’intégration économique. En renforçant la crédibilité des artisans, elle leur ouvre les portes de nouvelles opportunités de marché et améliore substantiellement leurs conditions de vie. Cette réforme est perçue comme un levier de valorisation du travail artisanal, transformant des savoir-faire souvent méconnus en véritables actifs économiques reconnus par l’État.
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Assainissement et connexion aux marchés mondiaux
Le rôle de l’Agence nationale de l’artisanat (Ana) est central dans cette mutation. Sa directrice générale, Emma Mireille Opa Elion, souligne que la carte digitale permet d’assainir le fichier national des artisans. Cette base de données fiable est le socle indispensable pour connecter les talents locaux non seulement au marché national, mais aussi aux circuits commerciaux internationaux. S’appuyant sur une plateforme numérique dédiée, la carte est accessible en ligne et compatible avec les téléphones mobiles et les ordinateurs, facilitant ainsi son adoption par les acteurs de terrain. Le processus d’enrôlement inclut la collecte de données précises sur l’identité, les coordonnées et la nature spécifique des activités de chaque artisan.
Un saut qualitatif salué par la profession
Du côté des bénéficiaires, l’enthousiasme est manifeste. Jean de Dieu Yendza, président de la fédération nationale des artisans, qualifie cette innovation d’avancée majeure. Longtemps cantonné aux marges du secteur formel, l’artisanat franchit désormais une étape vers la modernité administrative. Selon lui, cet outil va considérablement simplifier les démarches auprès des institutions, sécuriser les activités professionnelles et surtout, lever les barrières à l’accès au financement. En invitant ses pairs à s’approprier massivement cette réforme, il rappelle que la digitalisation est désormais le moteur indispensable de la croissance du secteur.
Une synergie d’acteurs pour la réussite du projet
Le lancement de cette carte a bénéficié d’un large soutien institutionnel et international. La présence du ministre de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, témoigne de la transversalité de cette réforme. L’appui de partenaires comme le PNUD, représenté par Adama Dian Barry, et la présence diplomatique de l’ambassadrice du Venezuela, Laura Evangelia Suàrez, soulignent l’importance stratégique de ce projet pour le développement durable du pays. Ensemble, ces acteurs ont posé les fondements d’une administration plus proche de ses citoyens, où la technologie sert de trait d’union entre le talent traditionnel et les exigences de l’économie moderne.



