L’émotion était palpable ce vendredi 27 mars 2026 au sein de la gendarmerie nationale. Sous le patronage du général Gervais Akouangué, commandant de la gendarmerie nationale agissant au nom du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, la force publique s’est rassemblée pour honorer la mémoire de trois de ses fils. Nicolas Akoli-Moyenzi, Gambu-Ondongo et Julo MokoKo, trois soldats de la paix tragiquement arrachés à la vie dans l’exercice de leurs fonctions, ont reçu les derniers hommages de la nation lors d’une cérémonie funèbre empreinte de dignité et de recueillement.
Un adieu solennel aux gardiens de la paix
Le rassemblement a réuni un large éventail d’autorités militaires, de frères d’armes et de personnalités civiles, tous unis par une douleur commune. Pendant de longues minutes, le silence a enveloppé l’assistance lors du recueillement devant les dépouilles des trois gendarmes, symboliquement recouvertes du drapeau tricolore vert-jaune-rouge. Ce rituel, pilier de la tradition militaire, a permis de saluer une dernière fois le courage de ces hommes qui ont consacré leur existence à la protection des citoyens et à la sécurisation du territoire national.
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Le rappel des risques du métier de gendarme
L’oraison funèbre, lue par le colonel major Herman Mouassiposso, directeur technique des renseignements judiciaires et de la documentation, a résonné comme un vibrant rappel de l’abnégation nécessaire au service de la patrie. En s’adressant directement à la corporation, il a souligné que cette disparition cruelle rappelle la dureté et les périls inhérents à leur profession. Malgré le deuil, l’officier a exhorté ses troupes à poursuivre leur mission avec la même fierté et la même détermination, faisant de l’héritage de leurs collègues disparus une source de motivation pour les défis sécuritaires à venir.
Un drame survenu en mission de sécurisation
Pour rappel, ce tragique événement s’est produit le 18 mars dernier, aux environs de onze heures. Le drame a eu lieu dans un village situé dans le département du Pool, sur la route nationale numéro 1. Les trois gendarmes étaient alors engagés dans une mission de sécurisation d’un convoi, une tâche essentielle pour garantir la libre circulation des biens et des personnes dans cette partie stratégique du pays. L’accident de circulation qui leur a coûté la vie rappelle la dangerosité constante de la Nationale 1 et l’exposition permanente des forces de l’ordre lors de leurs interventions sur le terrain.
La dernière marche vers le repos éternel
Après les honneurs militaires et la lecture du parcours de ces serviteurs de l’État, le cortège funèbre a pris la direction d’un cimetière de la place pour l’inhumation. La disparition de Nicolas Akoli-Moyenzi, de Gambu-Ondongo et de Julo MokoKo laisse un vide immense au sein de leurs familles respectives et de la gendarmerie nationale. En sacrifiant leur vie pour la sécurité collective, ces trois gendarmes entrent désormais dans la mémoire de la force publique comme des modèles d’engagement et de sens du devoir.



