La proclamation des résultats de la 3e édition du Grand Prix Denis Sassou Nguesso s’est déroulée le 6 mars 2026 à l’Université Marien Ngouabi. Au-delà du concours, cet événement a réaffirmé que la maîtrise du verbe demeure le socle indispensable de l’ambition nationale.
Une Cérémonie sous le Signe du Mérite et de la Transmission
Le vendredi 6 mars 2026, l’Amphithéâtre de la présidence de l’Université Marien Ngouabi (anciennement Rectorat) a servi de cadre à l’épilogue d’une compétition intellectuelle de haut vol : le Grand Prix Denis Sassou-N’Guesso (DSN). Après des épreuves disputées le 4 mars dernier, l’heure était à la gratification des efforts consentis par une jeunesse avide de savoir.
Rehaussée par la présence de l’honorable Ferréol Constant Patrick Gassackys, député de Poto-Poto 3, diplomate et écrivain, la cérémonie a mis à l’honneur des étudiants, des travailleurs et des élèves. Les lauréats ont été récompensés par un arsenal d’ouvrages pédagogiques spécialisés — grammaire, conjugaison, orthographe et techniques rédactionnelles — visant à encourager un apprentissage permanent. Fait notable, l’organisation a tenu à gratifier l’ensemble des participants, y compris les non-récompensés, d’ouvrages littéraires et de primes symboliques d’encouragement.
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La Langue Française : Un « Outil de Pouvoir » et de Réussite
Dans un plaidoyer vibrant pour l’excellence, l’honorable Ferréol Gassackys a rappelé que ce prix ne relève pas du hasard, mais symbolise une gageure pour une jeunesse décidée à relever les défis de demain. Pour l’homme politique et homme de lettres, la maîtrise linguistique n’est pas une coquetterie académique, mais une arme stratégique.
« Bien écrire et bien parler le français ne consiste pas à aligner les mots. C’est un outil de pouvoir. Bien écrire, c’est se faire respecter dans ses dossiers et ses futurs projets. Bien parler, c’est convaincre, porter sa voix avec assurance dans la société ».
Il a exhorté les récipiendaires à fuir la paresse et la facilité, soulignant que celui qui maîtrise sa langue maîtrise sa pensée. La précision dans le travail et la lecture est, selon lui, le seul moteur capable de propulser la jeunesse vers le « firmament » de l’excellence.
Une Synergie entre Brazzaville et Paris pour la Francophonie
L’initiative de ce concours repose sur l’engagement de Sylvia Djouob Bokoko, enseignante de Lettres à Paris et romancière reconnue. Femme de lettres accomplie et ancienne lauréate du prix de la meilleure nouvelle de langue française à l’âge de 17 ans, elle insuffle à ce concours une dimension internationale.
Pour l’organisatrice, le français est bien plus qu’une langue héritée : c’est une langue commerciale et onusienne qui occupe une place prépondérante dans les échanges mondiaux. En récompensant la bravoure et le courage des participants, Sylvia Djouob souligne que cet outil de travail permet au Congo de communiquer avec l’extérieur et de s’insérer durablement dans le concert des nations.



