À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie célébrée le 20 mars 2026, l’administratrice-maire de l’arrondissement 4 Loandjili a délivré un plaidoyer vigoureux pour une Francophonie de l’action. Loin des célébrations purement rituelles, Yolande Ketta Bangui a choisi de placer l’institution scolaire et la maîtrise de la langue française au centre de l’émergence économique du pays, définissant l’éducation comme le moteur indispensable de l’insertion citoyenne et du mérite social.
La langue française, un actif stratégique pour le développement
Pour l’édile de Loandjili, l’appartenance à l’espace francophone mondial ne saurait se limiter à une simple pratique syntaxique ou à un usage protocolaire. Elle définit le français comme un « héritage commun », un socle de valeurs intellectuelles et un outil de coopération internationale capable de stimuler la croissance nationale. Dans cette perspective, la langue devient un vecteur de transmission et de dialogue, permettant à la jeunesse congolaise de s’insérer avec agilité dans les échanges mondiaux. La maîtrise de l’éloquence et de l’écriture n’est pas perçue comme un luxe culturel, mais comme un impératif stratégique pour bâtir une nation capable de porter sa voix avec clarté et autorité sur la scène internationale.
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L’école forte : Le socle de l’émergence nationale
Au cœur de cette déclaration, un postulat demeure inflexible : il n’existe pas de développement véritable sans un système éducatif robuste. Yolande Ketta Bangui martèle que la salle de classe est le laboratoire où se forge l’avenir de la République. C’est par la réhabilitation du goût de la lecture et le renforcement des fondements intellectuels dès le plus jeune âge que le pays pourra assurer une promotion sociale basée sur le mérite. L’administratrice-maire appelle à une mobilisation générale pour soutenir les établissements scolaires, soulignant que la réussite scolaire est la condition sine qua non pour garantir une insertion citoyenne réussie et une discipline nationale exemplaire.
Une vision alignée sur les ambitions du nouveau quinquennat
Ce plaidoyer pour une « Francophonie de l’action » s’inscrit en droite ligne avec les orientations politiques nationales, une semaine seulement après la réélection du Président Denis Sassou N’Guesso. Pour l’autorité municipale de Loandjili, les vastes chantiers de modernisation et de diversification économique prévus pour ce nouveau mandat ne pourront porter leurs fruits sans une jeunesse instruite et techniquement compétente. Le renforcement du système éducatif apparaît donc comme le corollaire indispensable des ambitions du « Carnet de Route » présidentiel, faisant de l’éducation le premier rempart contre l’oisiveté et le principal levier de la transformation structurelle du Congo.
Vers une jeunesse disciplinée et engagée
En conclusion de son message, Yolande Ketta Bangui exhorte les acteurs locaux et nationaux à dépasser les discours de circonstance pour investir concrètement dans le capital humain. Elle réaffirme sa conviction que la langue et l’école sont les piliers sur lesquels reposent la stabilité et le rayonnement de la nation. Pour Loandjili, l’enjeu est clair : transformer chaque établissement scolaire en un foyer d’excellence afin de produire des citoyens non seulement diplômés, mais résolument engagés au service de la patrie. En 2026, la Francophonie à Pointe-Noire se veut donc pragmatique, disciplinée et tournée vers les défis du futur.



