L’industrie culturelle et créative de la ville océane franchit un nouveau cap vers l’inclusion numérique. Dans le cadre de la toute première édition du « Festival Mama », qui s’est tenue du 23 au 29 mars 2026, une session intensive de formation a réuni vingt jeunes femmes issues des métiers des arts et de la culture. Cette initiative, portée par Spirit’Art Mokaby sous le thème évocateur « Femme, prends ta place », ambitionne de briser les barrières technologiques pour offrir aux créatrices congolaises une visibilité accrue au sein de l’économie digitale.
Un tremplin vers l’innovation et l’expression
L’objectif de cette formation était clair : favoriser l’immersion des femmes dans les nouvelles dynamiques de l’industrie créative. En ouvrant des perspectives d’emploi et d’expression au cœur de l’innovation, les organisateurs souhaitent encourager les participantes à surmonter les appréhensions liées aux outils numériques. La promotrice de l’événement a d’ailleurs souligné la nécessité pour ces jeunes talents de vaincre leur peur afin de s’imposer durablement sur la scène culturelle de la République du Congo.
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Identité et réseau : les clés du succès professionnel
Le 26 mars 2026, les participantes ont pu bénéficier de l’expérience de figures inspirantes lors d’une table ronde animée par Me Vanessa Nounguini Bollem et Mme Germaine Ollolo, promotrice culturelle. Durant ces échanges, les intervenantes ont insisté sur le fait que la réussite repose d’abord sur une connaissance profonde de son identité afin de définir sa raison d’être et d’impacter positivement son environnement. Elles ont également souligné l’importance capitale du mentorat pour contourner les obstacles techniques, tout en exhortant les participantes à sélectionner rigoureusement leurs cercles professionnels et leurs fréquentations en fonction de la nature de leurs projets.
Vers un entrepreneuriat culturel solide
Au-delà de la création artistique pure, l’accent a été mis sur la nécessité d’une professionnalisation accrue. Les intervenantes ont encouragé les femmes à aller toujours de l’avant et à migrer vers des métiers de la culture qui s’inscrivent dans une véritable logique d’entrepreneuriat. Cette mutation vers une gestion structurée de leur art est perçue comme la solution indispensable pour répondre efficacement aux charges sociales et transformer une passion créative en un levier économique pérenne et autonome.



