Les forces vives de la diaspora se mobilisent pour dessiner les nouveaux contours de la coopération transnationale. Sous l’impulsion de la Coordination d’appui aux projets de solidarité internationale pour le Congo Brazzaville (Capcos), présidée par Ernest Moussoki, les 4es rencontres de la coopération et de la solidarité internationale se sont tenues le samedi 4 avril 2026 au siège du Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations (Forim).
Cette réunion de haut niveau, marquée par la présence du ministre conseiller de l’ambassade de la République du Congo en France, Armand Rémy Balloud-Tabawé, a permis de confronter les expériences de réussite à travers le monde pour optimiser l’apport des expatriés congolais au progrès de leur terre d’origine.
Un Carrefour de Modèles de Réussite Internationaux
L’originalité de cette rencontre a résidé dans son ouverture internationale, permettant aux participants de s’inspirer de trajectoires variées. Alioune Sy, président du Forim, a ouvert les débats en présentant une vision globale de la solidarité issue des migrations. Les interventions ont mis en lumière des cas d’école comme celui du Cap-Vert, présenté par Fernande Semedo, où la diaspora, plus nombreuse que la population résidente, constitue le socle vital de l’économie. Le Ghana a également été cité par Mike Attah pour son projet innovant « Roots to Ghana », une initiative pragmatique qui facilite le retour et l’investissement. En Asie du Sud-Est, l’exemple du Cambodge, porté par Lida Ros, a illustré comment une diaspora issue de contextes politiques complexes peut transformer la solidarité internationale en entrepreneuriat local pérenne.
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Une Diplomatie Active au Service des Entrepreneurs
Prenant la parole au nom de la représentation diplomatique, le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé a lancé un appel vibrant à l’unité. L’idée force est de travailler à l’unisson en mutualisant les efforts et les savoir-faire. L’ambassade se positionne désormais comme le relais indispensable de l’action gouvernementale, avec pour mission prioritaire d’accompagner toutes les initiatives entrepreneuriales issues de la diaspora. Cette volonté politique s’incarne dans le cadre institutionnel renforcé du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, dont la feuille de route est d’organiser les ressortissants afin qu’ils participent efficacement au développement socio-économique du pays tout en réussissant leur intégration dans leurs pays de résidence respectifs.
Vers une Structuration Durable de l’Engagement
La clôture des échanges a souligné la nécessité d’une approche pragmatique, telle que défendue par Ernest Moussoki et Adel Abdedaim du Forim. L’objectif est de passer d’une solidarité ponctuelle à un partenariat structuré entre les diasporas et les autorités nationales. En créant ce cadre d’échange régulier, la Capcos entend transformer chaque talent congolais vivant à l’étranger en un ambassadeur du développement. La réussite de ce modèle repose sur la capacité à transformer l’attachement émotionnel au pays en projets économiques concrets, capables de générer de l’emploi et de l’innovation sur le sol national, conformément aux ambitions de modernisation portées par les plus hautes autorités de l’État.



