L’Afrique coordonne sa position sur le futur secrétaire général des Nations Unies
Alors que le mandat du secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, prendra fin en 2026, les pays africains se mobilisent pour présenter un candidat commun à cette fonction. Lors du 35e Sommet de l’Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba, les chefs d’État ont entamé des discussions sur le processus de désignation du prochain secrétaire général.
« Nous devons nous assurer que l’Afrique présente un candidat fort et uni pour ce poste stratégique », a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat. Plusieurs noms circulent déjà, comme celui de l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
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Selon les observateurs, l’Afrique dispose d’un argument de poids : depuis l’indépendance de l’Organisation des Nations Unies en 1945, aucun Africain n’a encore occupé le poste de secrétaire général. « C’est le moment pour l’Afrique de revendiquer cette fonction », estime un diplomate sous couvert d’anonymat.
Toutefois, le processus de sélection s’annonce complexe et âprement disputé. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France) auront un droit de veto sur le choix final. Certains d’entre eux pourraient être tentés de soutenir un candidat plus proche de leurs intérêts géopolitiques.
Dans ce contexte, l’unité africaine sera déterminante pour peser dans les négociations. Les dirigeants du continent entendent mettre en place un processus de consultation et de sélection transparent, avec l’implication de la société civile.



