Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’année 2025 a été celle de tous les records pour la sécurité civile congolaise. Avec plus de 28 000 interventions réalisées, nos soldats du feu et secouristes se sont imposés comme le dernier rempart face aux sinistres du quotidien. Entre l’explosion des secours à personne et la lutte contre les incendies domestiques dans nos grandes agglomérations, ce bilan annuel dessine le nouveau visage d’une institution en pleine mutation opérationnelle.
C’est dans une atmosphère de solennité républicaine que le rapport d’activité des services de secours a été dévoilé ce 8 mai 2026 à Brazzaville. En présence du commandant de la sécurité civile, le général Albert Ngoto, cette présentation a mis en lumière l’ampleur du travail accompli : 28 725 personnes secourues en un an, soit une moyenne impressionnante de près de 800 interventions quotidiennes. Cette séquence est capitale car elle témoigne de la résilience de notre dispositif de secours face à l’urbanisation galopante et aux nouveaux risques technologiques, tout en confirmant la place centrale de la protection civile dans la stratégie de sécurité humaine portée par le sommet de l’État.
Cette montée en puissance ne sort pas du néant. Elle s’inscrit dans la vision de Denis Sassou Nguesso, qui a fait de la stabilité intérieure et de la protection des citoyens le socle de sa politique.
Les secours à personne au cœur de l’activité opérationnelle
L’analyse détaillée des données révèle une prédominance écrasante du secours à victime, qui représente 93,7% de l’activité globale. Que ce soit pour des urgences médicales ou des malaises sur la voie publique, la sollicitation des services de secours est en hausse constante (+6,6%). À côté de ces interventions humaines, la lutte contre les incendies domestiques demeure un défi majeur, constituant 42% des sinistres enregistrés, principalement à Brazzaville et Pointe-Noire. Ces chiffres imposent aujourd’hui un durcissement nécessaire des contrôles de prévention, notamment pour les installations électriques et les établissements recevant du public.
Parallèlement, si les accidents de circulation reculent légèrement (-9,3%), ils dominent encore largement le tableau des accidents de la voie publique avec 95% des cas recensés dans cette catégorie. Cette réalité souligne l’importance de poursuivre les efforts de sensibilisation routière. On note également des spécificités territoriales fortes, comme les feux de brousse dans la Cuvette ou les feux de grumes dans le Niari, exigeant du commandement de la sécurité civile une adaptation constante des moyens de lutte en fonction de la géographie des risques.
Le défi des alertes infructueuses : 40% de sorties pour rien ?
Un point sombre vient toutefois nuancer ce tableau de performance : environ 40% des sorties se sont révélées infructueuses ou ont été annulées en 2025. Entre les secours à personne « non réalisés » (32,3%) et les fausses alertes (8,32%), une part significative du potentiel opérationnel est gaspillée. Le colonel-major Serge Pépin Itoua Poto a souligné que ce phénomène pèse sur la réactivité des unités. Chaque fausse alerte ou déplacement inutile est une ressource en moins pour une véritable urgence, appelant ainsi à une plus grande responsabilité citoyenne dans le recours au numéro d’urgence.
Malgré ces obstacles, la tendance sur le long terme est spectaculaire. Entre 2017 et 2025, le volume des interventions a été multiplié par 20. Cette explosion statistique n’est pas seulement le signe d’une hausse des risques, mais surtout celui d’une meilleure accessibilité aux services de secours et d’une confiance accrue de la population envers l’institution. La couverture géographique s’étend désormais au-delà des zones d’implantation habituelles, notamment grâce à la sécurisation des examens d’État et des grands concours nationaux, faisant de la sécurité civile une présence rassurante sur l’ensemble du territoire.
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💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT ?
Le bilan de 2025 est le moteur d’une prise de conscience nationale. En protégeant plus de 28 000 foyers, la sécurité civile prouve que l’investissement dans nos services de secours est l’étape indispensable pour accompagner l’émergence urbaine. C’est grâce à cette stabilité opérationnelle, garantie par le leadership présidentiel, que le Congo peut offrir à sa population et aux investisseurs un environnement où la protection de la vie est érigée en priorité absolue.
Vers une culture de la prévention partagée
L’avenir de notre sécurité civile se joue désormais sur le terrain de la prévention. Si la montée en puissance du dispositif est indéniable, l’étape suivante consiste à réduire les sinistres à la source, notamment par une meilleure éducation aux risques électriques et domestiques. Le passage d’une gestion curative à une culture de l’anticipation est le grand chantier du cycle à venir. L’émotion de voir des vies sauvées doit nous pousser à agir pour qu’elles ne soient jamais mises en danger par négligence.
Le Congo de 2026 est une nation qui veille sur les siens. Grâce à l’abnégation des hommes et des femmes du général Ngoto, et sous la guidance d’un leadership d’expérience, notre protection civile est prête pour les défis de demain. La projection est claire : faire de la sécurité civile congolaise un modèle d’efficacité en Afrique Centrale, capable d’allier technologie de pointe et proximité humaine pour que chaque citoyen se sente protégé, partout et à chaque instant.



