Au terme d’un combat d’une intensité dramatique à Foxborough, les Black Stars du Ghana ont tenu en échec la constellation de stars de l’Angleterre (0-0), s’ouvrant ainsi grandement les portes des seizièmes de finale.
Ce mardi 23 juin 2026, la sélection nationale du Ghana a signé l’une des performances défensives les plus mémorables de son histoire contemporaine en contenant l’armada offensive de l’Angleterre (0-0) lors de la deuxième journée de la phase de poules de la Coupe du Monde. Sur la pelouse du Gillette Stadium de Foxborough, près de Boston, les hommes de Carlos Queiroz ont dressé un mur infranchissable face aux vagues des Three Lions, qui restaient sur une entrée en matière convaincante face à la Croatie et visaient une qualification immédiate pour le tour suivant. Ce résultat nul, célébré comme une véritable victoire par le peuple ghanéen, s’avère d’une importance capitale : avec quatre points au compteur en deux matchs, les Black Stars s’emparent de la tête du groupe à égalité avec leurs adversaires du jour, faisant un pas de géant vers les seizièmes de finale tout en plongeant l’Angleterre du sélectionneur Thomas Tuchel dans une profonde frustration.
Le mur Benjamin Asare et le calvaire de Declan Rice face au rideau défensif des Black Stars
Sous un ciel gris et menaçant et sous les yeux de la légende David Beckham installée en tribunes, les Anglais de Thomas Tuchel ont tenté de poser leur jeu durant les dix premières minutes avant d’allumer les premières mèches. Le milieu de terrain Declan Rice a d’abord vu sa lourde frappe du pied droit s’envoler au-dessus du cadre à la 14e minute, avant de manquer à nouveau de précision à la 36e minute sur une reprise de la tête qui a fui les cages ghanéennes. Malgré une possession de balle outrageusement stérile et un manque flagrant de créativité, l’Angleterre s’est heurtée à un bloc africain extrêmement athlétique, compact et discipliné.
À la pointe de l’attaque des Three Lions, la star du Bayern Munich, Harry Kane, est restée totalement muette, sevrée de ballons et muselée par l’arrière-garde ghanéenne. L’attaquant vedette a obtenu sa seule occasion de la première période dans le temps additionnel, mais sa tentative du gauche a été magnifiquement contrée par le défenseur Marvin Senaya. En face, les Black Stars ne se sont pas contentés de subir : à la 42e minute de jeu, Antoine Semenyo a fait passer un frisson dans l’enceinte de Foxborough en déclenchant une frappe croisée venimeuse dans la surface de réparation, rappelant aux Britanniques le danger permanent des contre-attaques ghanéennes.

La barre transversale de Foxborough et la frustration tactique de Thomas Tuchel
La seconde période s’est avérée un peu plus ouverte, offrant un suspense insoutenable aux milliers de supporters. Dès la 50e minute, Marvin Senaya a semé la panique dans la surface anglaise avant d’être stoppé in extremis par un tacle salvateur de Djed Spence. Piqués au vif, les Anglais ont répliqué par Anthony Gordon, dont la frappe cadrée à l’entrée de la surface a été captée avec assurance devant sa ligne par le gardien Benjamin Asare (57e). Ce dernier s’est de nouveau illustré à la 69e minute en se couchant impérialement sur sa gauche pour détourner un tir ras de terre de Harry Kane.
Les dernières minutes de la rencontre ont tourné au thriller. À la 86e minute, le jeune milieu anglais O’Reilly a vu sa tentative s’écraser sur la barre transversale de Benjamin Asare, avant que Harry Kane, en embuscade, ne rate inexplicablement le cadre dans la foulée sur le rebond. Au coup de sifflet final, le sélectionneur anglais Thomas Tuchel n’a pas caché sa déception face aux médias, reconnaissant que son équipe avait manqué d’espaces et de réussite face à une formation ghanéenne d’une qualité athlétique exceptionnelle. De son côté, Carlos Queiroz a salué l’intelligence tactique, la solidarité et la détermination sans faille de ses joueurs, estimant que ce point arraché de haute lutte méritait amplement d’être fêté.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juin 2026, le nul héroïque décroché par le Ghana face à l’Angleterre est capital car il marque le grand retour des Black Stars sur l’échiquier du football mondial, après les cuisants échecs des éditions 2014 au Brésil et 2022 au Qatar où le pays avait calé dès la phase de poules. En tenant tête à l’un des favoris ultimes au titre mondial, la sélection ghanéenne prouve que l’organisation tactique et la grinta africaine peuvent neutraliser les plus grandes stars de la planète.
Se qualifier pour les seizièmes de finale est un enjeu d’orgueil national, de prestige continental et de reconstruction sportive absolue pour Accra, seize ans après l’épopée mémorable de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Avec quatre points en deux matchs, les hommes de Carlos Queiroz s’offrent un destin royal et démontrent au reste du monde que le football africain possède la maturité et la solidité physique indispensables pour bousculer la hiérarchie traditionnelle et rêver en grand dans ce Mondial nord-américain.
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Ce dénouement héroïque à Foxborough insuffle une immense vague de fierté patriotique et une émotion indescriptible à travers tout le continent africain, uni derrière l’héroïsme des Black Stars face aux inventeurs du football. Voir les joueurs ghanéens communier avec leur public et célébrer ce nul comme une consécration prouve que la Coupe du Monde se nourrit de ces exploits collectifs où le cœur et la discipline triomphent des budgets colossaux. La projection vers l’ultime match de poules s’annonce d’ores et déjà bouillante, car le Ghana tient sa qualification au bout des crampons.
Cependant, face à la pression grandissante du peuple ghanéen qui rêve de revivre les émotions magiques de 2006 et 2010, Carlos Queiroz parviendra-t-il à maintenir son groupe dans cet état de concentration et d’imperméabilité défensive absolue lors de la troisième journée ? Thomas Tuchel saura-t-il réinventer son animation offensive et redonner de la créativité à ses Three Lions pour éviter un fiasco industriel avant les matchs à élimination directe ? Le débat tactique enflamme les fanzones de Accra à Londres, la ferveur populaire est à son comble, et la marche du Ghana vers l’histoire est résolument lancée.



