Déterminé à imposer la transformation locale à 100 % des ressources forestières, initiée par le Président Denis Sassou Nguesso, le ministre du Développement industriel, Michel Djombo, a mené une inspection choc à Pokola et Ngombé pour lever les verrous qui freinent l’agro-industrie.
En ce début de mois de juillet 2026, le ministre du Développement industriel, des Zones économiques et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, accompagné du préfet Édouard Denis Okouya, a bouclé une visite d’inspection sur le terrain au cœur du département de la Sangha, au Nord de la République du Congo, pour auditer le fonctionnement stratégique des deux plus grands complexes de transformation de bois du pays à Pokola et à Ngombé. Cette offensive ministérielle, marquée par l’inspection minutieuse de la chaîne de production de la société de référence IFO, vise à s’assurer de la modernisation effective des outils industriels pour maximiser la valeur ajoutée locale du bois congolais avant toute exportation. Ce déplacement s’avère d’une importance capitale : en se confrontant directement au cri d’alarme des opérateurs forestiers face au déficit chronique d’électricité, le gouvernement scelle le sort du Plan d’action 2026-2031, indispensable pour sécuriser des milliers d’emplois locaux, attirer les investissements privés et réussir le pari macroéconomique de la diversification industrielle hors-pétrole.
### Scieries de pointe et laboratoires : L’inspection au millimètre près de l’usine IFO
La Sangha, véritable poumon vert et économique du Nord-Congo, abrite des infrastructures de transformation de bois dont la réputation dépasse les frontières africaines. À Ngombé, le ministre Michel Djombo a passé au crible les installations de la société IFO, un modèle de référence industrielle dans la sous-région. Accompagné des cadres techniques de son département, le ministre a inspecté chaque étape de la chaîne de valeur : des scieries à fort rendement aux séchoirs automatisés, en passant par le laboratoire de contrôle qualité, l’unité de scierie hydraulique et les vastes hangars de stockage.
L’un des moments forts de cette inspection s’est joué au cœur de l’atelier de lamellé-collé, une technologie d’ingénierie du bois à forte valeur ajoutée. Les dirigeants de la société IFO ont réaffirmé leur engagement ferme à injecter de nouveaux capitaux pour moderniser les outils de production. Cependant, le tableau n’est pas totalement idyllique. Les industriels ont profité de ce face-à-face pour poser sur la table le problème structurel de l’approvisionnement en électricité, une panne d’énergie permanente qui plombe la compétitivité et empêche le secteur de tourner à plein régime.

La promesse de la Sangha : Bâtir le premier pôle forestier compétitif d’Afrique centrale
Face aux doléances des opérateurs, le ministre Michel Djombo ne s’est pas démonté et a exprimé son satisfecit général devant la qualité des investissements déjà réalisés sur place. Le gouvernement congolais est conscient que pour attirer le secteur privé et pérenniser l’interdiction d’exporter des grumes brutes, l’État doit impérativement résoudre l’équation énergétique. Les discussions en cours pour interconnecter les zones industrielles aux grands réseaux de distribution s’inscrivent en droite ligne de cette dynamique de secours pour le tissu industriel national.
L’ambition affichée à la fin de cette tournée est claire : transformer la Sangha en un pôle industriel ultra-compétitif, capable de générer des milliers d’emplois directs pour la jeunesse et de faire du made in Congo une référence sur le marché mondial. En liant l’exploitation durable des concessions forestières à une industrialisation lourde sur le sol national, Brazzaville entend bien maximiser ses recettes fiscales non pétrolières et offrir un modèle de développement endogène pour les départements de l’hinterland.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, l’immersion du ministre Michel Djombo dans les usines de la Sangha est capitale car elle touche au cœur de la stratégie de survie économique de la République du Congo. Alors que le pays accélère son Plan d’action quinquennal 2026-2031, le secteur forestier représente le deuxième pourvoyeur d’emplois et de devises après le pétrole. Laisser ce pilier agro-industriel s’asphyxier à cause des coupures de courant équivaudrait à condamner la transition économique du pays au point mort.
Lever les barrières énergétiques à Pokola et Ngombé est un enjeu de souveraineté industrielle, de cohésion sociale et d’attractivité macroéconomique absolue pour le bassin du Congo. Si des entreprises leaders comme IFO ne disposent pas d’une énergie stable pour alimenter leurs séchoirs et leurs ateliers de lamellé-collé, le Congo perdra sa compétitivité face aux géants d’Asie ou d’Amérique latine. C’est le signal fort que la modernisation de l’action publique doit se traduire par des infrastructures énergétiques fiables, pour que la transformation locale crée enfin la richesse et la stabilité que le peuple attend légitimement.
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L’avenir de l’or vert congolais : L’État parviendra-t-il à relever le défi de l’énergie ?
Le spectacle de ces lignes de production modernes au cœur de nos forêts de la Sangha suscite une profonde émotion et une vague de fierté légitime parmi les populations locales, heureuses de voir la richesse du terroir sublimée par des compétences nationales. Cette visite ministérielle projette l’industrie du bois vers des sommets prometteurs pour l’horizon 2026-2031, prouvant que le Congo possède le savoir-faire pour s’imposer comme le leader africain de l’économie verte. L’enthousiasme est réel, mais le réalisme commande de poser les vraies questions.
Dès lors, face aux promesses de soutien réaffirmées par le ministre Michel Djombo, le gouvernement parviendra-t-il à débloquer les investissements énergétiques indispensables pour sauver les scieries de Pokola et Ngombé d’ici la fin de l’année 2026 ? Les opérateurs forestiers pourront-ils tenir leur pari de modernisation si le réseau électrique national ne suit pas la cadence ? Le débat industriel est totalement ouvert entre les exigences du terrain et les lenteurs administratives, la vigilance des acteurs économiques est maximale, et la métamorphose de notre secteur forestier promet de captiver toute l’Afrique centrale.



