Grâce à une avancée majeure des travaux sur le nouveau terminal à conteneurs, le poumon économique de la République du Congo se dote d’une infrastructure de pointe pour s’imposer comme le hub maritime incontournable d’Afrique centrale.
Ce lundi 6 juillet 2026, l’opérateur portuaire Congo Terminal a officiellement franchi une étape charnière dans l’extension du port autonome de Pointe-Noire en achevant la construction des 400 premiers mètres de quai sur les 750 prévus au niveau du chantier stratégique du Môle Est. Confié au constructeur China Road Build and Construction, ce projet d’envergure comprend le déploiement d’une plateforme de vingt-six hectares de stockage, de deux postes d’amarrage et d’une profondeur exceptionnelle de dix-sept mètres à quai. Cette métamorphose infrastructurelle revêt une importance capitale : en adaptant ses installations pour recevoir les mastodontes maritimes de nouvelle génération longs de 400 mètres et capables de transporter 24 000 conteneurs équivalent vingt pieds (EVP), le Congo-Brazzaville se positionne directement à la croisée des grandes routes commerciales internationales pour devenir la porte d’entrée et la plateforme de transbordement de référence pour toute l’Afrique centrale et occidentale.
Un investissement d’un milliard d’euros pour défier les ports d’Afrique de l’Ouest
L’expansion du Môle Est s’inscrit dans une stratégie financière à long terme portée par Africa Global Logistics (AGL). En cumulant les fonds injectés depuis le démarrage des activités de Congo Terminal, l’engagement global du groupe au sein du port autonome de Pointe-Noire atteint désormais le seuil d’un milliard d’euros. Cet investissement témoigne de la confiance durable des partenaires privés dans le potentiel macroéconomique du bassin du Congo, propulsant les capacités logistiques locales vers des standards d’excellence internationaux.
Idéalement positionné sur la façade atlantique, le port de Pointe-Noire tire pleinement parti de sa situation géographique pour capter les flux maritimes en provenance d’Europe, d’Asie et des Amériques. Pour parfaire sa compétitivité sur les marchés spécialisés, le nouveau terminal intègre un parc frigorifique de 1 680 prises. Cette infrastructure technique avancée garantit une gestion optimale de la chaîne du froid, sécurisant l’importation et l’exportation des denrées périssables ainsi que des produits pharmaceutiques sensibles.

💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, l’avancement des travaux du Môle Est à Pointe-Noire est capital car il redéfinit les équilibres géostratégiques du commerce maritime dans le golfe de Guinée. Face à la concurrence des ports voisins, disposer d’une profondeur de dix-sept mètres capable d’accueillir les plus grands porte-conteneurs de la planète transforme le Congo en un maillon indispensable de la logistique mondiale.
Garantir la mise en service complète de ce terminal est un enjeu d’attractivité économique, de baisse des coûts d’importation et de souveraineté commerciale absolue pour la sous-région d’ici 2031. En modernisant ses infrastructures de transbordement, Brazzaville réduit les délais d’attente en mer et augmente l’efficience des échanges douaniers. C’est le signal que le Congo franchit un palier dans l’ère de la haute performance portuaire, offrant aux pays enclavés de l’hinterland une ouverture maritime d’une fiabilité totale.
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Le défi de la connectivité terrestre : Pointe-Noire sera-t-il le leader absolu de la ZLECAF ?
L’image de ce quai de 400 mètres émergeant des eaux de l’Atlantique, sous les yeux des ingénieurs et des techniciens qui bâtissent l’avenir industriel du pays, suscite une réelle émotion et une immense fierté nationale. Ce chantier projette la République du Congo vers un horizon de prospérité commerciale prometteur pour la période 2026-2031, plaçant le pays au cœur des métiers de l’économie bleue. L’infrastructure se dessine à grands pas, mais l’avenir logistique soulève un débat crucial.
Dès lors, face à la livraison future des 350 mètres de quai restants, les réseaux de transport terrestres et ferroviaires nationaux sauront-ils se moderniser d’ici la fin de l’année 2026 pour évacuer efficacement ce flux massif de marchandises vers l’intérieur des terres ? Le port de Pointe-Noire parviendra-t-il à distancer ses rivaux régionaux pour s’imposer comme l’unique porte de la ZLECAF en Afrique centrale, ou les défis douaniers ralentiront-ils cette grande ambition ? Le débat sur notre compétitivité est totalement ouvert, la ferveur des acteurs économiques est forte, et la suite des opérations au Môle Est s’annonce passionnante.



