Accueillis tard dans la soirée à l’aéroport Maya-Maya par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, ces rescapés de Cape Town portent à 155 le nombre total de citoyens secourus par les vols spéciaux d’ECAir.
Ce lundi 6 juillet 2026 au soir, le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, entouré de plusieurs membres de son gouvernement et du coordonnateur résident des agences du système des Nations unies au Congo, Abdourahamane Diallo, a officiellement accueilli à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville une deuxième vague de 90 ressortissants congolais volontaires rapatriés de Cape Town, en Afrique du Sud. Ce nouveau rapatriement humanitaire, opéré par un vol spécial de la compagnie nationale ECAir, fait suite à l’évacuation la veille de 65 premiers compatriotes en provenance de Johannesburg, portant désormais à 155 le nombre total de citoyens arrachés en urgence aux violences xénophobes qui secouent actuellement le pays de Nelson Mandela. Cette opération de secours d’une importance capitale matérialise l’engagement constitutionnel du Congo à ne jamais abandonner ses enfants dans la détresse : en prenant en charge le relogement immédiat de ces familles dans des hôtels de la capitale et en déployant un plan d’accompagnement psychosocial et de réinsertion scolaire pour les enfants, le gouvernement protège l’intégrité physique et la dignité de sa diaspora face aux humiliations subies à l’étranger.
Le courage du retour face aux humiliations : Les scènes de soulagement à l’aéroport Maya-Maya
L’émotion et la fatigue se lisaient sur les visages des 90 passagers débarquant du vol spécial d’ECAir sur le tarmac de Brazzaville. Bagages à la main, enfants portés sur le dos ou tenus par la main, ces hommes et ces femmes ont choisi de tout quitter pour sauver leur vie. Les pouvoirs publics congolais, qui ont suivi avec une profonde désolation et une vive inquiétude la flambée des violences ciblées contre les communautés africaines en Afrique du Sud, ont déployé une logistique d’accueil rigoureuse pour offrir à ces rescapés un retour digne et sécurisé sur leur terre d’origine.
Lors de son allocution face aux rapatriés, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a fermement déploré la situation, rappelant que l’Afrique du Sud demeure un pays frère et qu’il est profondément regrettable que de tels drames frappent des Africains sur le sol sud-africain. S’appuyant sur les dispositions de la Constitution congolaise et sur les traités internationaux garantissant la liberté de circulation, le chef du gouvernement a salué le courage, la résilience et le patriotisme de ces 155 Congolais qui ont préféré le retour au pays plutôt que de continuer à subir des vagues d’humiliations quotidiennes.

Prise en charge hôtelière et psychosociale : Reconstruire des vies brisées à Brazzaville
Sitôt les formalités aéroportuaires accomplies, les 155 rapatriés ont été acheminés et logés temporairement dans plusieurs établissements hôteliers de la place. Cette mesure d’urgence, entièrement financée par l’État, doit permettre aux administrations de contacter sereinement les familles respectives de ces expatriés en vue de leur réintégration communautaire. Au-delà de l’hébergement, c’est un véritable défi de reconstruction humaine qui commence pour ces citoyens arrivés dépouillés de leurs biens.
Le gouvernement, en étroite collaboration avec les cadres de l’administration publique et les agences de l’ONU, s’est engagé à fournir un accompagnement psychosocial complet. De nombreux rapatriés ont en effet abandonné derrière eux des années d’efforts, de sacrifices financiers et de projets de vie solidement investis en Afrique du Sud. Pour amortir ce traumatisme du redémarrage à zéro, le Premier ministre a assuré que l’État sera à leurs côtés, fixant comme priorité absolue la réinscription immédiate des enfants au sein du système scolaire national.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, l’évacuation réussie de cette deuxième vague de Congolais est capitale car elle démontre la réactivité et la souveraineté protectrice de la République du Congo face à une crise humanitaire majeure affectant ses ressortissants à l’étranger. Activer un pont aérien en moins de 48 heures via la compagnie nationale ECAir prouve que la sécurité de la diaspora est devenue une priorité politique absolue du sommet de l’État.
Garantir la réinsertion de ces 155 rapatriés est un enjeu de solidarité nationale, de dignité humaine et de cohésion sociale absolue pour le Congo d’ici la fin de l’année 2026. Alors que les violences identitaires déchirent le tissu panafricain en Afrique du Sud, Brazzaville donne l’exemple d’une République qui refuse de laisser ses fils livrés à leur triste sort. C’est le signal fort que le retour sur la terre natale doit être transformé en un levier d’intégration, où chaque compétence et chaque parcours de vie brisé seront accompagnés pour participer activement au développement de la nation.
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Le défi de la réinsertion durable : Le Congo saura-t-il offrir un avenir à ses enfants de retour ?
Les larmes de soulagement versées par nos compatriotes à leur descente d’avion à Maya-Maya, au milieu des ministres mobilisés et des équipes de secours, suscitent une immense vague d’émotion collective dans tout le pays, rappelant l’urgence d’une solidarité nationale indéfectible face au drame de l’expatriation forcée. Ce retour massif de 155 citoyens confronte brutalement nos structures sociales à la nécessité de planifier leur insertion à long terme d’ici la fin de l’année 2026. L’État a su déployer les moyens logistiques pour arracher ses enfants au danger, mais la question de leur stabilisation économique ouvre un grand débat national.
Dès lors, face aux traumatismes profonds de ces familles qui ont tout perdu à Cape Town et Johannesburg, les mesures d’accompagnement promises par Anatole Collinet Makosso suffiront-elles à leur offrir de réelles opportunités d’emploi et de logement durable à Brazzaville ? Le système éducatif national parviendra-t-il à intégrer rapidement tous les enfants rapatriés avant la prochaine rentrée scolaire, ou les lourdeurs administratives freineront-elles ce plan d’urgence ? Le débat sur l’accueil des retournés est totalement lancé, la ferveur patriotique appelle à l’action, et le suivi de ce plan d’insertion sociale promet de captiver l’opinion publique.



