À l’issue d’une audience stratégique à Brazzaville, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et l’ambassadrice Najoua El Berrak ont jeté les bases d’une alliance commerciale historique, propulsée par une liaison maritime régulière et une intégration économique sans précédent.
Ce samedi 11 juillet 2026, à Brazzaville, la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a scellé un accord de principe historique avec l’ambassadrice du Maroc au Congo, Najoua El Berrak, prévoyant le lancement d’un cargo maritime hebdomadaire entre les deux pays ainsi qu’un mémorandum d’entente axé sur la préparation de la jeunesse africaine. Ce rapprochement stratégique, qui fait suite aux négociations directes menées en marge de la 18e réunion du Conseil des ministres de la Zlécaf à Abuja, s’avère d’une importance capitale : en matérialisant des corridors logistiques réguliers, Brazzaville et Rabat s’affranchissent des barrières structurelles traditionnelles pour devenir les moteurs officiels du commerce intra-africain, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère de prospérité économique partagée à la veille du très attendu Forum sur la Zlécaf au Maroc.
Le pont maritime Brazzaville-Rabat : Un cargo hebdomadaire pour fluidifier les échanges
Pour transformer les intentions politiques en réalités concrètes, les deux nations misent sur une solution logistique de rupture. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo a révélé la mise en place prochaine d’une liaison maritime régulière par cargo, programmée sur un rythme hebdomadaire. Ce navire aura pour mission de convoyer directement les produits manufacturés et agricoles marocains vers les marchés congolais, tout en exportant les richesses et productions de la République du Congo vers le royaume chérifien.
Cette décision répond directement au besoin de surmonter le déficit d’infrastructures de transport, principal obstacle à l’épanouissement de la Zlécaf. En garantissant une rotation fixe et prévisible, les opérateurs économiques des deux pays pourront planifier leurs flux de marchandises avec une sécurité accrue, réduisant drastiquement les coûts de transit et les délais de livraison qui pénalisent actuellement la compétitivité des produits africains.
La jeunesse au cœur du panafricanisme économique : Le pari de l’ambassadrice Najoua El Berrak
Au-delà de l’aspect purement matériel et logistique, cette coopération bilatérale se double d’une vision sociétale forte tournée vers l’avenir. L’ambassadrice marocaine, Najoua El Berrak, a insisté sur l’impératif de préparer activement la jeune génération congolaise et marocaine aux nouvelles réalités du marché unique africain. Pour la diplomate, qui s’est exprimée avec ferveur en tant que panafricaine convaincue, l’intégration continentale ne pourra réussir qu’en valorisant les compétences locales et en instaurant une confiance mutuelle solide envers les produits africains.
Les discussions ont jeté les bases d’un programme d’échange et de renforcement des capacités, visant à familiariser les jeunes entrepreneurs avec les règles d’origine, les mécanismes douaniers et les opportunités commerciales de la zone de libre-échange. Ce volet éducatif s’adosse au protocole d’accord officiel initié à Abuja entre Jacqueline Lydia Mikolo et son homologue marocain, garantissant un cadre juridique pérenne aux futures initiatives conjointes qui seront consolidées lors du prochain Forum de la Zlécaf prévu sur le sol marocain.

POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, l’accélération des accords commerciaux entre le Congo et le Maroc est capitale car elle concrétise enfin les ambitions théoriques de la Zlécaf à travers des infrastructures de transport souveraines. Se contenter de signer des traités multilatéraux sans bâtir de liaisons maritimes directes condamnerait l’Afrique à dépendre éternellement des flottes et des circuits commerciaux occidentaux ou asiatiques.
Maîtriser ce corridor logistique est un enjeu d’indépendance économique, de sécurité alimentaire et de croissance industrielle partagée pour la période 2026-2031. En connectant de manière hebdomadaire les économies congolaise et marocaine, Jacqueline Lydia Mikolo et Najoua El Berrak créent un précédent dynamique pour toute l’Afrique centrale. Si ce cargo réussit à pérenniser ses rotations d’ici 2027, il prouvera que l’intégration continentale par le Sud global est une réalité rentable, capable de stimuler la transformation industrielle locale et d’offrir des débouchés massifs pour notre jeunesse d’ici la fin de la décennie.
L’Afrique à l’aube de son indépendance commerciale : Modèle d’intégration ou défi logistique permanent ?
La convergence de vues entre Brazzaville et Rabat, symbolisée par ce cargo de l’espoir et la promesse d’une intégration économique par la jeunesse, suscite une profonde vague de fierté et d’émotion parmi les acteurs économiques nationaux, convaincus que l’avenir du continent repose sur sa capacité à commercer avec lui-même. Ce jalon de juillet 2026 projette les relations bilatérales maroco-congolaises vers un horizon d’échanges florissants pour la période 2026-2031, installant la Zlécaf non plus comme un concept lointain, mais comme une réalité palpable dans le quotidien des marchés africains. Les jalons diplomatiques sont posés, le mémorandum d’Abuja est sur les rails, mais le défi de l’industrialisation locale pour alimenter ce flux régulier ouvre un immense débat économique.
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Dès lors, face aux barrières tarifaires résiduelles et aux défis de conformité, les entreprises congolaises parviendront-elles d’ici la fin de l’année 2026 à standardiser leurs productions pour conquérir durablement le marché marocain ? La mise en place de ce cargo hebdomadaire suffira-t-elle à inspirer d’autres nations de l’Union africaine à bâtir leurs propres lignes souveraines, ou les contraintes logistiques du continent freineront-elles ce bel élan panafricain ? Le débat sur l’autonomie commerciale de l’Afrique est totalement ouvert, la ferveur des entrepreneurs est à son paroxysme, et les résolutions du prochain Forum de la Zlécaf au Maroc s’annoncent décisives.



