Du 31 juillet au 3 août 2026, l’exposition-vente des produits en perlage fabriqués par les apprenants du FONEA s’installe à Brazzaville. Avec un taux de réussite de 92,7 % et l’intégration des personnes handicapées, le gouvernement transforme la jeunesse en acteurs de la souveraineté économique.
Ce vendredi 31 juillet 2026 (communiqué ce 1er août), l’artisanat d’art et l’auto-emploi de la jeunesse ont franchi une étape décisive dans la capitale congolaise. Le ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante, Rodrigue Charles Malanda Samba, a officiellement inauguré l’exposition-vente dédiée aux créations en perlage estampillées « Made in Congo ». Fruit d’un programme intensif de près de trois mois orchestré par le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (FONEA) en partenariat avec l’entreprise SAR, cet événement rassemble les œuvres de 1 391 jeunes diplômés issus de Brazzaville et Pointe-Noire. Cette initiative s’inscrit au cœur de la stratégie nationale visant à substituer aux importations artisanales un savoir-faire local créateur de richesse et d’autonomie financière pour la jeunesse congolaise.
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Formation FONEA et inclusion sociale : 1 391 jeunes qualifiés et un taux de réussite record de 92,7 %
Démarré le 20 avril 2026, le programme de formation qualifiante au métier de perlage s’est clôturé sur un bilan statistique particulièrement robuste. Sur une cohorte initiale de 1 500 jeunes ciblés entre Brazzaville et Pointe-Noire, 1 391 apprenants ont mené l’apprentissage à son terme malgré 109 décrochages en cours de parcours, soit un taux de réussite exceptionnel de 92,7 %. Le directeur général du FONEA, Patrick Robert Ntsibat, s’est félicité de cette persévérance qui concrétise l’engagement de l’institution en faveur de la dignité par le travail.
Au-delà de l’apprentissage technique, ce programme s’est distingué par sa vision inclusive et managériale. La cohorte intègre une proportion significative de femmes et de personnes vivant avec un handicap, prouvant l’accessibilité des métiers de la création. Outre le maniement des perles, les modules d’enseignement ont doté les candidats de compétences clés en gestion d’entreprise, calcul des coûts de production, fixation des prix, stratégie marketing et commercialisation.
Commercialisation et « Made in Congo » : Transformer les artisans en créateurs de richesse et promouvoir l’achat local
Arpentant l’ensemble des stands lors de l’inauguration, le ministre Rodrigue Charles Malanda Samba a tenu à effectuer des achats symboliques pour soutenir directement les premiers pas commerciaux des diplômés. Cette exposition-vente, ouverte au grand public, aux investisseurs et aux acheteurs institutionnels du 31 juillet au 3 août 2026, constitue la plateforme de lancement opérationnelle de ces micro-entreprises naissantes pour nouer des contacts, prendre des commandes et intégrer les réseaux de distribution.
Pour consolider cette dynamique d’émancipation, le ministre en charge de l’Entrepreneuriat a lancé un appel vibrant à l’ensemble des acteurs socio-économiques. Il a invité les administrations publiques et privées, les entreprises, les partenaires techniques et financiers ainsi que les ménages congolais à privilégier l’achat de ces articles de perlage. La promotion du « Made in Congo » s’impose ainsi non pas comme une simple posture politique, mais comme un acte économique patriotique destiné à soutenir le génie créatif national.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début d’août 2026, l’aboutissement de ce programme du FONEA est fondamental car il concrétise la volonté du gouvernement de faire de la formation qualifiante un moteur direct d’insertion professionnelle et de réduction du chômage urbain. Analyser cette exposition-vente comme une simple foire artisanale serait une erreur de lecture : en combinant apprentissage technique, formation au business et inclusion des personnes vulnérables, l’État transforme des demandeurs d’emploi en producteurs de valeur.
Valoriser le « Made in Congo », structurer le secteur informel de l’artisanat et doter la jeunesse de compétences immédiatement opérationnelles sont des enjeux de cohésion sociale, de souveraineté économique et d’autonomisation des personnes handicapées absolus pour la période 2026-2030. Si le FONEA et ses partenaires maintiennent ce rythme de qualification, le Congo posera des bases solides pour l’essor d’un tissu de PME artisanales compétitives.
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Perspectives 2026-2030 : L’artisanat et l’auto-emploi comme piliers de la résilience économique congolaise
La réussite du programme de perlage ouvre la voie à une démultiplication des initiatives de formation qualifiante dans d’autres métiers manuels et artistiques. En associant la puissance publique (ministère de tutelle et FONEA) au secteur privé (entreprise SAR), le modèle d’apprentissage développé démontre sa réactivité face aux besoins du marché du travail.
Pour la période 2026-2030, le véritable défi résidera dans l’accompagnement post-formation de ces 1 391 nouveaux entrepreneurs. L’accès aux micro-crédits, la mise à disposition d’espaces de vente permanents et l’intégration des produits « Made in Congo » dans les circuits d’achat de la commande publique détermineront la pérennité financière de ces micro-entreprises.
Le signal envoyé en ce milieu d’année 2026 témoigne de la vitalité de l’écosystème entrepreneurial congolais. En misant sur le capital humain et le savoir-faire local, le Congo renforce sa résilience face aux incertitudes économiques globales.
Dès lors, les acteurs publics et privés répondront-ils à l’appel ministériel en commandant massivement ces produits « Made in Congo » d’ici la fin de l’exposition le 3 août 2026 ? Le modèle FONEA sera-t-il étendu à l’ensemble des départements du pays à l’horizon 2030 ? Le débat est ouvert, l’enthousiasme des jeunes artisans est réel, et le déploiement de ces initiatives d’auto-emploi va continuer de retenir toute notre attention.



