Scellé le 11 septembre 2026 à Brazzaville, le partenariat entre le CCF dirigé par Yennie Clara Mathurine Osseté Mberi Moukietou et le hub technologique Hoz Fablab à Brazza Mall Mpila ouvre six mois de formation intensive pour les jeunes filles sélectionnées au mérite. Du codage web à l’intelligence artificielle en passant par la robotique, le programme « Bourse femmes et technologies, génération innovation » entend briser les stéréotypes de genre et bâtir l’économie numérique congolaise au féminin.
Ce samedi 12 septembre 2026 (au lendemain de la signature officielle intervenue le 11 septembre), l’écosystème technologique congolais enregistre une avancée déterminante en faveur de l’égalité des chances et de l’insertion professionnelle de la jeunesse féminine. À Brazzaville, le Conseil consultatif de la femme (CCF) et le centre de formation en nouvelles technologies Hoz Fablab ont paraphé un accord de partenariat stratégique dédié à l’initiation et au perfectionnement des étudiantes aux métiers d’avenir du secteur numérique.
Initiative portée sous le haut patronage de la secrétaire exécutive du CCF, Yennie Clara Mathurine Osseté Mberi Moukietou, et du représentant de Hoz Fablab, Huster Akiera Obambé, ce programme d’envergure baptisé « Bourse femmes et technologies, génération innovation » vise à doter les talents féminins universitaires des compétences pratiques indispensables pour s’imposer comme des actrices majeures de la transition numérique et de la croissance économique nationale.
Une immersion intensive dans les métiers d’avenir et la déconstruction des stéréotypes
Pendant un semestre d’apprentissage rigoureux, les étudiantes retenues sur la base de leur excellence académique et de leur motivation bénéficieront d’un cursus approfondi englobant la conception logicielle, le développement full-stack, la numérisation de processus et l’hébergement de sites internet. Formatrice au sein du centre Hoz Fablab, Nicole Aurore a précisé que cet encadrement technique sera résolument pratique, offrant à chaque apprenante la capacité de concevoir, déployer et administrer ses propres plateformes en ligne tout en accédant à des opportunités d’insertion professionnelle immédiates.
Cette démarche répond à la nécessité d’en finir avec les préjugés associant traditionnellement les filières scientifiques et techniques à des fonctions masculines. Pour Huster Akiera Obambé, l’innovation congolaise doit s’écrire au féminin, une réalité que démontre l’équipe pédagogique du laboratoire d’innovation, composée exclusivement de femmes formatrices prêtes à transmettre leur expertise aux futures conceptrices de solutions technologiques. Portant la voix de ses pairs, l’étudiante Sophia N’Chinga a salué une opportunité décisive dans le cursus des bénéficiaires, affirmant la détermination de sa promotion à oser, innover et conquérir le secteur des hautes technologies.
Engagement républicain et transmission du savoir au service des communautés
Rendant un hommage appuyé au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour son action constante en faveur de la valorisation de la femme congolaise, la secrétaire exécutive du CCF a rappelé que l’émergence du pays dépend directement de la mise en valeur des compétences de sa jeunesse féminine. Yennie Clara Mathurine Osseté Mberi Moukietou a martelé que les femmes n’ont plus de limites et doivent s’affirmer sans complexe comme ingénieures, conceptrices de logiciels et entrepreneures à la tête de start-ups compétitives.
À l’issue de la visite guidée des installations de Hoz Fablab, implantées au sein du complexe commercial Brazza Mall à Mpila dans le cinquième arrondissement Ouenzé, les initiateurs du projet ont rappelé l’exigence citoyenne liée à cette bourse d’études. Au terme de leur formation, les étudiantes seront évaluées sur leur capacité à présenter des projets technologiques concrets répondant à des problématiques locales, tout en s’engageant à assurer un rôle de mentorat auprès d’autres jeunes filles afin d’essaimer l’esprit d’innovation dans les lycées et universités du pays.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de septembre 2026, la création de ce programme technologique au cœur de Brazzaville est fondamentale car elle combat le fossé numérique de genre tout en préparant la main-d’œuvre qualifiée dont l’économie congolaise a besoin. Analyser cette bourse comme une simple initiative sociale masquerait sa portée économique réelle : intégrer massivement les étudiantes dans les domaines du code, de la robotique et de l’intelligence artificielle renforce la productivité nationale et modernise le tissu entrepreneurial.
Démocratiser l’accès aux technologies de pointe, outiller les femmes pour la création d’entreprises innovantes et convertir les compétences numériques en solutions concrètes pour les populations sont des conditions impératives d’émancipation féminine, d’indépendance technologique et de croissance durable.
Horizons numériques : Faire émerger une génération de pionnières de la tech en Afrique centrale
L’accord formalisé entre le Conseil consultatif de la femme et Hoz Fablab constitue le point de départ d’une dynamique durable pour combler le déficit de spécialistes du numérique en République du Congo.
La réussite de cette première vague de boursières servira de tremplin pour pérenniser ce dispositif de formation et étendre ces tiers-lieux d’apprentissage vers d’autres pôles urbains, notamment à Pointe-Noire et Dolisie. En connectant les vocations universitaires féminines aux exigences d’un marché du travail en pleine transformation, le pays se dote des compétences techniques nécessaires pour développer ses propres outils numériques et affirmer sa place dans l’économie technologique régionale.
L’élan manifesté à Mpila en ce début septembre 2026 illustre la volonté des institutions de faire de la jeunesse féminine congolaise le fer de lance de la modernisation industrielle et digitale de la nation.



