Au terme d’une séance de tirs au but irrespirable, l’Égypte a décroché la toute première victoire de son histoire. Mohamed Salah qualifie les Pharaons d’une Panenka légendaire dans un match à élimination directe de Coupe du monde en terrassant les Socceroos (1-1, t.a.b).
Ce vendredi 3 juillet 2026, l’équipe nationale d’Égypte a écrit l’une des plus belles pages de son histoire footballistique en arrachant sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Australie, au bout d’une séance de tirs au but dantesque. Après l’ouverture du score précoce de la tête par Emam Ashour à la 13e minute, les Pharaons ont été rejoints au score au retour des vestiaires sur un but contre son camp malheureux du défenseur Mohamed Hany (55e), avant de faire la différence lors de la séance fatidique grâce notamment à un geste d’un sang-froid absolu de leur capitaine Mohamed Salah. Cette victoire historique s’avère d’une importance capitale : en brisant le plafond de verre des seizièmes de finale, la sélection égyptienne venge les éliminations cruelles des autres géants africains, s’offre un rendez-vous de gala le 7 juillet prochain contre le vainqueur du choc Argentine-Cap-Vert et prouve que le football nord-africain possède les ressources mentales pour figurer dans le top 16 planétaire.
L’effet Mohamed Salah et le coup de casque magistral d’Emam Ashour
Avant le coup d’envoi, l’incertitude planait sur la participation de la superstar de Liverpool, sortie sur blessure à la 60e minute contre l’Iran. Mais le capitaine des Pharaons ne pouvait pas manquer ce rendez-vous historique. Alignée d’entrée à la pointe de l’attaque, la simple présence de la légende égyptienne a libéré ses coéquipiers, métamorphosés par l’enjeu. Dès la 13e minute, sur un centre millimétré venu de l’aile droite, le milieu de terrain Emam Ashour a catapulté une tête rageuse au fond des filets australiens, inscrivant son deuxième but de la compétition (1-0).
dominateurs et sereins durant toute la première période, les Égyptiens semblaient se diriger vers une soirée tranquille à sens unique face à des Socceroos totalement inoffensifs. Mais les Pharaons n’ont pas su capitaliser sur ce départ idéal, laissant l’Australie reprendre progressivement confiance à l’entame du second acte.

Le calvaire de Mohamed Hany et le frisson de la séance de tirs au but
Le match a basculé dans l’irrationnel à la 55e minute de jeu. Quelques instants après avoir été mis KO lors d’un choc aérien violent avec le colosse australien Harry Souttar (près de deux mètres), le malheureux défenseur égyptien Mohamed Hany a dévié de la tête le ballon dans ses propres filets, trompant son gardien Mostafa Shobeir (1-1). Déjà auteur d’un but contre son camp face à la Belgique, le latéral droit n’avait visiblement pas les idées claires sur cette action.
Ce coup du sort a totalement déréglé la machine égyptienne. Moins lucides, privés d’un Mohamed Salah extrêmement surveillé et esseulé en pointe, les Pharaons ont subi les assauts de Socceroos totalement désinhibés. Après une prolongation étouffante où la peur de perdre a paralysé les vingt-deux acteurs fatigués, la décision s’est jouée aux tirs au but. À ce jeu de poker menteur, les tireurs égyptiens ont réalisé un sans-faute clinique, magnifié par la Panenka d’anthologie de Mohamed Salah qui a envoyé tout un peuple au paradis.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, la qualification historique de l’Égypte est capitale car elle brise la malédiction des Pharaons, qui n’avaient jamais remporté le moindre match à élimination directe dans l’histoire de la Coupe du monde. Après les sorties dramatiques de la RD Congo et du Sénégal, ce succès permet à l’Afrique de conserver un représentant de standing mondial dans la compétition, évitant un naufrage global du football continental dès les seizièmes de finale.
Triompher dans une telle séance de tirs au but est un enjeu de crédibilité sportive, de fierté culturelle et de puissance psychologique absolue pour l’Égypte pour l’horizon 2026-2031. En démontrant une solidité mentale sans faille au moment fatidique, les Pharaons envoient un signal fort à leurs futurs adversaires. C’est la preuve que sous la direction de leaders d’exception comme Mohamed Salah, le football égyptien a franchi un palier tactique et mental majeur, capable de rivaliser avec le cynisme des nations européennes ou sud-américaines.
Plus d infos sur Le Journal du Congo
Cap sur les 8es de finale : L’Égypte peut-elle créer le plus grand exploit du siècle ?
L’image de Mohamed Salah célébrant sa Panenka les bras en croix devant des milliers de supporters égyptiens en larmes provoque une immense vague d’émotion et une ferveur populaire indescriptible au Caire et à travers tout le monde arabe. Cette victoire arrachée avec les tripes projette la sélection égyptienne vers un rêve éveillé pour la suite du tournoi, balayant les doutes physiques pour laisser place à une projection héroïque vers le prochain tour. Le plus dur commence pour les Pharaons, mais l’ambition est immense.
Dès lors, face à l’immense défi qui attend l’Égypte le 7 juillet prochain contre l’Argentine ou le Cap-Vert, l’état physique des joueurs sera-t-il totalement rétabli d’ici mardi ? Le sélectionneur parviendra-t-il à réajuster l’animation offensive pour éviter que Mohamed Salah ne soit trop esseulé face aux blocs défensifs adverses ? Le débat tactique est totalement lancé entre les consultants, la passion des supporters est à son paroxysme, et la suite du parcours des Pharaons s’annonce comme la saga la plus palpitante de ce Mondial 2026.



