À l’occasion de la 64e édition de la JIFA, les mamans de la Ligue du Foyer de l’Église salutiste de Poto-Poto ont mis à l’honneur l’émancipation économique. Grâce à une dotation directe de marchandises accordée par la vénérable Chara Rebecca Moundélé Ngollo, les femmes du secteur informel renforcent leur capital d’exploitation.
Ce lundi 3 août 2026 (communiqué à la suite des célébrations du 1er août), la solidarité agissante et le leadership féminin ont vibré au cœur de la capitale congolaise. En marge de la 64e Journée internationale de la femme africaine (JIFA), officiellement célébrée le 31 juillet, la communauté de la Ligue du Foyer de l’Église salutiste du poste de Poto-Poto s’est rassemblée autour d’une action d’autonomisation concrète. Sous l’impulsion de la princesse territoriale honoraire et reine du poste, la vénérable Chara Rebecca Moundélé Ngollo (née Mbokotoumona Loubienga), cette rencontre a dépassé le cadre des discours cérémoniels pour offrir un soutien logistique et financier direct aux femmes exerçant dans le commerce informel. Un geste fort qui souligne le rôle central des mères de famille dans la résilience économique des quartiers populaires de Brazzaville.
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Soutien direct à l’économie informelle : L’engagement concret de la reine du poste de Poto-Poto
Prenant la parole devant une assemblée de mères de famille mobilisées, Chara Rebecca Moundélé Ngollo a tenu à rendre un hommage appuyé à la figure de la « femme africaine battante ». Rendant hommage à celles qui arpentent quotidiennement les marchés, vendent à la sauvette ou devant leur domicile pour subvenir aux besoins de leurs foyers, l’intervenante a rappelé que l’économie locale repose en grande partie sur leurs épaules.
Pour concrétiser les promesses formulées en début d’année, un don substantiel composé de produits de première nécessité a été distribué aux commerçantes de la Ligue du Foyer. Cette dotation en fonds de roulement vise à accroître immédiatement le chiffre d’affaires des récipiendaires. Comme l’a martelé la bienfaitrice, soutenir l’autonomie financière d’une femme équivaut à consolider le niveau de vie de toute la communauté, créant ainsi un effet de levier sur le développement micro-économique du quartier.
Reconnaissance communautaire et émulation : Un modèle d’entraide pour le développement local
La réception de ces produits a suscité un vif soulagement et une grande satisfaction chez les bénéficiaires. La secrétaire de la Ligue du Foyer, Thècle Koutounda elle-même commerçante, a souligné la rareté et la valeur d’un tel appui direct à l’entrepreneuriat informel féminin. Ce matériel partagé permettra d’injecter une plus-value appréciable dans les activités commerciales de chacune.
Dans le même esprit, d’autres figures de la communauté, à l’instar d’Annie Euloge Bantsimba, ont lancé un appel aux femmes leaders et aux bonnes volontés afin qu’elles emboîtent le pas à cette initiative. La multiplication de ces actions d’accompagnement de proximité apparaît comme le moyen le plus rapide d’extirper les ménages urbains de la précarité en s’appuyant sur le dynamisme marchand des mères de famille.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début d’août 2026, cette action ciblée à Poto-Poto est fondamentale car elle met en lumière le poids déterminant du commerce informel féminin dans le tissu socio-économique congolais. Analyser cette célébration de la JIFA comme une simple réunion associative serait une erreur de perspective : au Congo, le secteur informel porté par les femmes constitue le véritable filet de sécurité sociale et financière des familles.
Injecter du capital dans les micro-commerces de quartier, promouvoir le leadership féminin de proximité et transformer la célébration de la JIFA en levier d’action économique sont des enjeux de cohésion sociale, de réduction de la pauvreté et d’autonomisation des femmes absolus pour la période 2026-2030. Si ces initiatives privées et communautaires se généralisent dans les neuf arrondissements de Brazzaville, la dynamique commerciale locale s’en trouvera durablement renforcée.
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Prospective 2026-2030 : L’auto-autonomisation des femmes comme moteur de la résilience urbaine
L’initiative portée à Poto-Poto s’inscrit dans un mouvement plus large de valorisation du travail des femmes en Afrique centrale. En misant sur la capacité d’auto-organisation des groupements confessionnels et associatifs, les communautés locales pallièrent les difficultés d’accès aux crédits bancaires traditionnels pour les petits commerçants.
Pour la période 2026-2030, la pérennisation de ces réseaux de solidarité et leur structuration en micro-coopératives représentera un enjeu stratégique majeur. La transition progressive vers une meilleure gestion comptable et la création de tontines d’investissement permettront aux vendeuses de Poto-Poto de passer du stade de la subsistance à celui de la petite entreprise prospère.
L’exemple donné en ce milieu d’année 2026 lors de cette 64e JIFA démontre que les solutions les plus efficaces pour le développement économique émergent souvent au plus près du terrain, portées par la volonté des acteurs locaux.
Dès lors, ce modèle de soutien direct aux commerçantes informelles sera-t-il dupliqué dans l’ensemble des postes salutistes et des arrondissements de Brazzaville d’ici la fin de l’année 2026 ? Les politiques publiques de développement local réussiront-elles à s’appuyer sur ces réseaux de mères de famille pour structurer l’économie de proximité d’ici 2030 ? Le débat est ouvert, l’enthousiasme des vendeuses est réel, et l’essor du leadership féminin au Congo va continuer de retenir toute notre attention.



