Face aux défis de la couverture sociale, la ministre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas et l’ambassadrice du Maroc Najoua El Berrack dessinent une feuille de route commune ambitieuse pour moderniser la solidarité nationale.
Ce jeudi 2 juillet 2026 à Brazzaville, la ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a scellé un partenariat décisif avec la nouvelle ambassadrice du Royaume du Maroc au Congo, Najoua El Berrack. Cette rencontre de haut niveau, qui s’inscrit dans le sillage de la diplomatie d’influence portée par des figures incontournables telles que Françoise Joly, vise à décliner l’accord-cadre marocain sur l’ensemble des secteurs de la protection sociale congolaise pour un apprentissage mutuel. Cette synergie d’État s’avère d’une importance capitale : en misant sur une feuille de route de co-construction assumée, Brazzaville s’appuie sur l’expertise reconnue de Rabat pour accélérer la refonte de ses propres mécanismes de prévoyance, garantissant ainsi à court terme une meilleure prise en charge des travailleurs, des retraités et des populations vulnérables face aux aléas économiques et sanitaires.
L’expertise marocaine au chevet de la prévoyance sociale congolaise
La dynamique bilatérale impulsée par l’ambassadrice Najoua El Berrack depuis sa récente accréditation prend aujourd’hui une dimension hautement concrète. En proposant d’explorer les succès du modèle marocain en matière de couverture sociale, la diplomatie chérifienne dépasse le simple cadre protocolaire pour s’ancrer directement dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Les discussions en cours doivent déboucher sur une véritable boîte à outils permettant d’optimiser le recouvrement des cotisations, de restructurer les caisses de prévoyance et d’élargir le filet de sécurité aux franges de la population jusqu’ici marginalisées.
Pour matérialiser cette vision, une mission officielle de la ministre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas au Maroc est déjà en phase de préparation. Ce déplacement de travail permettra d’immerger les cadres congolais au cœur des institutions marocaines œuvrant dans le domaine de la solidarité. L’objectif est clair : procéder à un transfert de compétences pragmatique, à l’image des coopérations déjà fructueuses entre les deux pays dans les secteurs de l’action humanitaire et de l’enseignement universitaire.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, l’accélération de ce partenariat maroco-congolais est capitale car la sécurité sociale constitue le socle indispensable de la paix civile et de la productivité nationale. Laisser les travailleurs sans filet de protection efficace face à la maladie ou à la retraite fragilise directement la croissance et freine l’émergence d’une classe moyenne dynamique.
Réussir cette refonte grâce à l’expertise de Rabat est un enjeu de dignité humaine, de stabilité macroéconomique et de justice sociale absolue pour le Congo d’ici 2031. En s’inspirant d’un modèle africain performant plutôt que d’importer des schémas inadaptés, Brazzaville prouve que la coopération Sud-Sud est le levier le plus efficace pour moderniser l’État-providence. C’est le signal fort que le gouvernement est déterminé à bâtir un système de solidarité robuste, capable de protéger le fruit du travail de chaque citoyen.
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L’image de ces deux dirigeantes posant les jalons d’un nouveau contrat social suscite une réelle émotion et une vague d’espoir parmi les travailleurs congolais, qui attendent depuis des années une fiabilité accrue de leurs droits sociaux. Ce partenariat audacieux projette la politique de solidarité du pays vers une ère de rigueur et d’efficacité pour la période 2026-2031, installant la protection des plus faibles au cœur de l’action gouvernementale. La volonté politique est clairement affichée, mais le déploiement sur le terrain ouvre un vaste débat structurel.
Dès lors, face à l’urgence des besoins sociaux de la population, les institutions congolaises seront-elles capables d’absorber et de mettre en œuvre rapidement les réformes inspirées de l’expertise marocaine d’ici la fin de l’année 2026 ? Les travailleurs de l’économie informelle accepteront-ils d’adhérer massivement à ce nouveau système de prévoyance pour bénéficier d’une couverture, ou la méfiance historique bloquera-t-elle le processus ? Le débat sur la viabilité de notre système de retraite et d’assurance maladie est totalement ouvert, l’attente des familles est immense, et la réussite de cet axe Brazzaville-Rabat s’annonce comme l’un des plus grands défis sociaux de la décennie.



