Avec la pose de la première pierre de ce complexe stratégique début 2026, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et le PNUD s’allient pour sortir des milliers d’artisans de l’informel et conquérir le marché de la ZLECAF.
En ce mois de juillet 2026, le ministère des PME et de l’Artisanat de la République du Congo, sous la direction de Jacqueline Lydia Mikolo (également présidente de l’ODÉPA), accélère la matérialisation du grand projet de village artisanal de Makélékélé, à Brazzaville, soutenu financièrement et techniquement par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cette initiative d’envergure, dont le projet de loi fondateur a été adopté en août 2024 et dont la première pierre a été posée au début de l’année 2026, vise à rassembler sous un même toit la vannerie, la poterie, la sculpture sur bois, le textile et la maroquinerie d’art afin de structurer un secteur historique mais jusqu’ici éclaté. Ce chantier est d’une importance capitale pour l’économie nationale : au-delà de l’embellissement urbain de la capitale, il s’agit de sortir définitivement l’artisanat local de l’informel, de sécuriser des revenus durables pour des milliers de familles congolaises et de transformer le génie créatif traditionnel en un puissant levier d’exportation capable de rivaliser sur le gigantesque marché de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
De la poterie à la maroquinerie d’art : La fin de l’informel pour les génies de Brazzaville
Le futur pôle de Makélékélé promet de changer radicalement la vie des créateurs de l’ombre. En regroupant les ateliers de vannerie, de sculpture et de textile, l’État congolais offre enfin une vitrine digne de ce nom au patrimoine culturel national. Ce regroupement géographique va permettre de mutualiser les coûts logistiques, d’améliorer les conditions de travail des artisans et de standardiser la qualité de la production locale.
Grâce à l’appui technique rigoureux du PNUD, l’accent est mis sur l’encadrement de l’apprentissage et la transmission intergénérationnelle des techniques ancestrales. L’objectif n’est plus seulement de préserver un folklore, mais de professionnaliser des métiers d’art souvent transmis de manière informelle, garantissant ainsi que chaque famille dépendante de ce secteur voie ses revenus mensuels se stabiliser et progresser d’ici la fin de l’année 2026.

Le défi de la matérialisation : Transformer une promesse politique en arme commerciale pour la ZLECAF
Bien que le projet relève encore aujourd’hui d’une promesse politique en cours de construction sur le terrain, les retombées macroéconomiques attendues suscitent déjà l’ébullition chez les commerçants de Brazzaville. Ce complexe moderne ne sera pas un simple marché d’exposition, mais une véritable plateforme d’accélération industrielle pour le « Made in Congo ». Les artisans y apprendront à gérer des chaînes de prix, à labelliser leurs créations et à utiliser le marketing digital pour séduire au-delà des frontières nationales.
L’intégration de ce village artisanal dans la dynamique de la ZLECAF constitue le véritable pivot stratégique de la ministre Jacqueline Lydia Mikolo. Face à la concurrence des produits manufacturés importés, le Congo fait le pari de la singularité de son art et de la force de son identité. En devenant un pôle d’exportation certifié, Makélékélé pourrait bien devenir le point de départ d’une reconquête commerciale d’envergure en Afrique centrale.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, la structuration du village artisanal de Makélékélé est capitale car elle marque l’émancipation économique d’un secteur historique qui fait vivre des milliers de Congolais dans la précarité de l’informel. Continuer à ignorer le potentiel industriel de nos sculpteurs et vanniers constituerait un gâchis économique majeur à l’heure où les frontières de la ZLECAF s’ouvrent à la concurrence continentale.
Faire triompher ce pôle d’excellence est un enjeu d’attractivité touristique, de diversification hors-pétrole et de dignité culturelle absolue pour la République du Congo pour la période 2026-2031. En convertissant le savoir-faire artisanal en une marque forte et exportable, le pays prouve que la modernisation peut s’appuyer sur ses propres racines. C’est le signal fort que le génie congolais ne se laissera pas marginaliser par la mondialisation, et que le « Made in Congo » a toutes les cartes en main pour devenir un moteur de croissance autonome et durable.
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L’artisanat congolais face à son destin : Makélékélé sera-t-il le berceau de la renaissance industrielle ?
L’émotion est vive parmi les maîtres artisans et les jeunes apprentis de Brazzaville qui voient, à travers les fondations de ce futur village, la reconnaissance tant attendue de leur art et de leur dignité par la République. Ce projet de modernisation projette l’artisanat congolais vers des horizons prestigieux d’ici 2031, remplaçant la précarité des étals de rue par la fierté d’un complexe ultra-moderne. Les jalons politiques et le partenariat avec les Nations unies sont solidement posés, mais l’avenir de nos créateurs soulves un grand débat de fond.
Dès lors, face aux défis de gouvernance et de gestion des infrastructures, ce village artisanal parviendra-t-il à transformer de manière équitable le quotidien de nos créateurs à Makélékélé d’ici la fin de l’année 2026 ? Les banques et les structures de microfinance sauront-elles accompagner ce mouvement en accordant des crédits adaptés aux artisans pour booster leur production, ou les lourdeurs administratives ralentiront-elles cette belle ambition de souveraineté économique ? Le débat sur l’industrialisation culturelle est totalement ouvert, la ferveur de nos artistes est à son paroxysme, et la métamorphose de notre artisanat promet de retenir toute notre attention.



