La République s’est inclinée devant la dépouille du professeur émérite Benjamin Evayoulou, lors d’une cérémonie de recueillement solennelle. Ce mardi 7 avril 2026, le Palais des Congrès a servi de cadre à l’hommage national rendu à celui qui fut, jusqu’à son décès le 20 mars dernier, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo au Japon.
Représentant le chef de l’État, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, a présidé cette cérémonie d’adieu marquant la fin d’un parcours exemplaire dédié au service de l’État et à la transmission du savoir.
Une mission diplomatique sous le signe de l’excellence
La carrière diplomatique de Benjamin Evayoulou a connu son point d’orgue avec sa nomination au Japon en décembre 2021. Durant son mandat à Tokyo, il a œuvré avec une rigueur constante au renforcement des relations bilatérales entre les deux nations. L’oraison funèbre, prononcée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Guy Nestor Itoua, a mis en lumière un homme capable d’incarner avec une intelligence rare les valeurs de paix et de dialogue. Sa fine connaissance des enjeux internationaux et sa courtoisie légendaire ont permis de consolider la coopération nippo-congolaise, faisant de lui un pilier respecté de l’action diplomatique nationale sur la scène asiatique.
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Un pilier de l’Université Marien-Ngouabi
Au-delà des salons diplomatiques, Benjamin Evayoulou laisse une empreinte indélébile dans les couloirs de l’Université Marien-Ngouabi. Professeur émérite, il a consacré une part majeure de sa vie à l’enseignement de l’anglais, formant des cohortes d’étudiants qui gardent de lui le souvenir d’un maître d’une grande modestie et d’une rigueur pédagogique sans faille. Chercheur prolifique, il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui enrichissent aujourd’hui le patrimoine intellectuel du pays. Cette double stature, à la fois homme de lettres et homme d’État, souligne la profondeur d’un engagement qui ne s’est jamais démenti, même face à la maladie qui a fini par l’emporter.
La reconnaissance suprême de la patrie
En témoignage de sa reconnaissance pour les services rendus, le gouvernement a élevé l’illustre disparu, à titre posthume, au grade de commandeur dans l’Ordre du dévouement congolais. Cette décoration, remise par le ministre Jean-Claude Gakosso au nom du grand maître des Ordres nationaux, vient consacrer une vie de loyauté et de travail acharné. Après cet hommage officiel marqué par la présence des corps constitués, Benjamin Evayoulou a été conduit à sa dernière demeure ce 8 avril au cimetière du centre-ville de Brazzaville. Sa disparition laisse un vide dans les milieux diplomatiques et académiques, mais son héritage demeure un modèle de probité pour les futures générations de cadres de la République.



