Sous la direction du président Denis Sassou N’Guesso, l’État active un plan de modernisation historique pour sauver le CFCO. Le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba annonce la relance des trains mythiques « Gazelle » et « Mbinda » grâce à un partenariat stratégique avec la Chine.
Le ministre des Transports, de la Marine marchande et de l’Aviation civile, Josué Rodrigue Ngouonimba, vient d’effectuer une visite de travail décisive à Pointe-Noire pour sceller le renouveau du Chemin de fer Congo océan (CFCO). Cette prise de contact officielle avec la direction générale, les cadres et les partenaires sociaux s’est doublée d’une inspection rigoureuse des ateliers du KM4 et de la gare centrale. L’enjeu de ce déploiement est d’une importance capitale : autrefois considéré comme l’épine dorsale de l’économie nationale, le CFCO fait face à une crise structurelle lourde. En remettant cet outil logistique sur les rails de la modernité, le gouvernement s’active pour restaurer la fluidité des échanges passagers et sécuriser le rôle stratégique du Congo comme hub de transit en Afrique centrale.
Modernisation du réseau ferré : Le gouvernement déploie les grands moyens de Pointe-Noire à Brazzaville
Pour concrétiser les hautes orientations du président de la République déclinées dans le projet de société « Accélérons la marche vers le développement », le ministère des Transports a insufflé un sang neuf à l’entreprise. Une nouvelle équipe dirigeante hautement qualifiée a été installée, avec à sa tête Jean-Bedel Tity Lomouel comme directeur général, secondé par Jésus Providence Niazaire au poste de directeur général adjoint, et un Conseil d’administration présidé par Félicité Célestine Omporo Enouany. Cette équipe a la lourde mission de redresser un parc fortement détérioré, qui ne compte plus en exploitation que six locomotives de ligne sur quarante-trois et trente-sept wagons sur un total de 975.
Afin de résoudre durablement ces défaillances techniques, l’action du gouvernement se montre particulièrement offensive. L’État a officiellement conclu un accord stratégique majeur avec un partenaire chinois pour piloter les grands travaux de réhabilitation et de modernisation complète de la voie ferrée. Ce chantier d’envergure, qui reliera directement le port autonome de Pointe-Noire à celui de Brazzaville en reprenant l’ancien tracé, prévoit la remise en état du matériel moteur et remorque grâce à l’acquisition massive de pièces de rechange indispensables.

💡 Pourquoi c’est important
En ce mois de juin 2026, le sauvetage du CFCO par le gouvernement est capital car il éteint une crise sociale aiguë et jette les bases d’une relance économique durable par les circuits courts. Face à un passif lourd marqué par 24 milliards 949 millions de FCFA d’impayés de salaires (soit 43 mois et demi de retard), la nouvelle direction a réussi l’exploit de signer un protocole d’accord portant sur une trêve sociale durable avec les partenaires sociaux.
Structurer ce renouveau est crucial : sous l’impulsion de la tutelle, un plan global de sortie de crise de 32 mesures a été validé par le Conseil d’administration. Pour financer ce sursaut, le ministre Ngouonimba s’est engagé à appuyer l’entreprise auprès du ministère des Finances pour le traitement de créances de 54 milliards de FCFA détenues par l’État. En combinant rigueur budgétaire, dialogue social et investissements lourds, l’exécutif sécurise l’outil de travail des 1 600 cheminots et redonne au rail sa place de choix dans la chaîne des transports multimodale du pays.
Retour des trains « Gazelle » et « Mbinda » : La réconciliation attendue avec les usagers congolais
La vision portée par le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba repose sur une ambition forte : réconcilier la population congolaise avec le CFCO. Cet engagement va se traduire très prochainement sur le terrain par la relance hautement symbolique et réclamée des trains de voyageurs mythiques « Gazelle » et « Mbinda », ainsi que par une sécurisation accrue de l’ensemble des passages à niveau du réseau.
L’optimisme et le pragmatisme affichés par le ministre lors de ses visites au Poste de contrôle et au centre de formation ont ragaidardit les troupes. Pour surmonter les défis, notamment le manque de stratégie commerciale passée et la perte de compétences spécifiques due aux départs à la retraite, le gouvernement va formaliser un cahier des charges rigoureux avec tous les acteurs de l’entreprise. Le ministre a réitéré sa confiance absolue envers le professionnalisme des cheminots pour réussir ensemble cette grande mission de souveraineté logistique confiée par le chef de l’État et le Premier ministre.
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Le réseau ferroviaire congolais redeviendra-t-il le moteur principal du transit en Afrique centrale ?
Les annonces concrètes du gouvernement concernant la réhabilitation des voies suscitent une immense vague d’émotion et d’espoir parmi les populations de Pointe-Noire, impatientes de revivre le plaisir des voyages en train et de voir revivre l’économie des gares de l’arrière-pays. La volonté politique d’offrir un service public moderne et compétitif est saluée de manière unanime.
Cependant, face aux besoins immédiats de recrutement pour compenser les départs à la retraite, la nouvelle direction parviendra-t-elle à moderniser le centre de formation assez vite pour intégrer la nouvelle génération de cheminots aux technologies chinoises de pointe ? Le débat sur le timing des financements est ouvert, la résilience des travailleurs est totale, et la projection vers un Congo interconnecté et prospère est désormais lancée.



