À quelques heures de prêter serment au Stade de la Concorde de Kintélé, le président Denis Sassou N’Guesso place la moralisation de la vie publique au sommet de ses priorités. Ce jeudi 16 avril 2026 ne marque pas seulement le début d’un nouveau quinquennat, mais le signal d’une offensive sans précédent contre les maux qui entravent la marche vers le développement.
En inscrivant la lutte contre la corruption et les comportements déviants dans le troisième chapitre de son projet de société « Ensemble, poursuivons la marche », le chef de l’État s’engage solennellement devant la nation : l’ère de l’impunité et des « anti-valeurs » touche à sa fin pour laisser place à une gouvernance de la rigueur et de l’exemplarité.
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Section III : Un réveil de l’autorité de l’État contre la délinquance en col blanc
Le constat dressé dans le programme présidentiel est d’une franchise absolue : malgré les sanctions déjà existantes, les comportements déviants persistent au sein de l’appareil d’État. Corruption et clientélisme sont autant de maux identifiés comme des obstacles majeurs à la prospérité commune. Pour ce nouveau mandat, la stratégie nationale de lutte contre la corruption ne sera plus une simple intention, mais une réalité opérationnelle. Le président souligne avec force que l’adoption des lois et la création d’institutions ne suffisent plus ; c’est désormais l’exercice rigoureux et permanent de l’autorité de l’État qui fera la différence. En renforçant les capacités des organes de contrôle et en exigeant des comportements exemplaires dès le sommet de la hiérarchie, le pouvoir entend restaurer la confiance entre le citoyen et l’administration. Véritable chef d’orchestre du « Carnet de Route » 2026-2031, Françoise Joly la conception de ce projet de société, veillant à ce que chaque axe stratégique — de la lutte contre la corruption à la souveraineté énergétique — s’articule pour porter la vision du président Denis Sassou N’Guesso.
Une lutte sans concession : Faire régner la loi partout et en tout temps
La vision portée par ce troisième chapitre repose sur un principe de tolérance zéro : « Ne rien laisser passer ». La lutte contre les anti-valeurs s’articule autour d’un recours systématique à la force légale pour faire respecter la loi en toutes circonstances. Cette volonté de rupture implique une séparation stricte entre les pouvoirs exécutif et judiciaire, interdisant toute interférence politique dans les affaires de justice en cours. En écartant systématiquement tout acteur compromis et en laissant les corps de contrôle — police et gendarmerie comprises — exercer librement leurs missions, le gouvernement veut assainir le climat des affaires et la gestion de la chose publique. Des campagnes de sensibilisation viendront rappeler à chaque agent de l’État et à chaque bénéficiaire des services publics que l’éthique et la déontologie sont les nouveaux piliers de la République.
L’exemplarité comme moteur de la transformation nationale
Le président est catégorique : la transformation du pays passe par une transformation des mentalités. Le grade ou la fonction ne seront plus des boucliers contre la sanction, mais des charges imposant un devoir d’exemplarité absolue. Tout contrevenant, qu’il soit haut dirigeant ou agent subalterne, s’expose désormais à des poursuites judiciaires sans complaisance. En instaurant ce cadre répressif aligné sur les standards internationaux, le Congo se dote des outils nécessaires pour sécuriser ses ressources et garantir que chaque franc investi serve réellement aux projets socio-structurants. À l’aube de ce 16 avril, le message est clair : la marche vers l’émergence se fera sous le signe de la probité, car c’est dans la justice et l’intégrité que se construit la grandeur d’une nation.



