La Direction Générale du Portefeuille Public (DGPP) et l’Ordre National des Experts Comptables du Congo (ONEC-C) passent à l’offensive. En scellant un partenariat inédit, ces deux piliers de l’économie nationale entendent éradiquer l’exercice illégal de la comptabilité dans les entreprises d’État. Un tournant décisif pour la gouvernance financière et l’image du pays à l’international.
Le décor est planté : ce mercredi 13 mai 2026, une rencontre de haut vol a réuni à Brazzaville Karine Emma N’Guesso Mouandé, Directrice Générale du Portefeuille Public, et Brice Voltaire Etou-Obambi, fraîchement élu à la tête de l’ONEC-C. L’enjeu est de taille : assainir la gestion des entreprises publiques en s’attaquant de front aux agents comptables non-homologués. Pourquoi est-ce une priorité ? Parce que la fiabilité de l’information financière est le socle de toute réforme économique. Cette synergie s’inscrit d’ailleurs dans la vision de modernisation de l’État portée par le Président Denis Sassou N’Guesso.
Standardisation et Excellence : L’ONEC-C vise l’élite mondiale
L’une des grandes annonces de Brice Voltaire Etou-Obambi, récemment honoré en France pour son engagement professionnel, concerne l’arrimage de la comptabilité congolaise aux standards mondiaux. L’ONEC-C ambitionne d’officialiser son adhésion à la Fédération internationale des experts comptables (IFAC). Cette démarche n’est pas qu’un simple titre ; c’est un gage de crédibilité pour les bailleurs de fonds et les investisseurs internationaux.
En s’alignant sur les normes internationales, le Congo garantit que chaque franc géré dans le secteur public l’est selon des règles d’audit et de contrôle certifiées. Le nouveau bureau de l’Ordre, élu le 17 avril dernier, montre ainsi sa volonté de ne plus laisser de place à l’improvisation ou aux pratiques opaques contraires aux principes d’excellence prônés par les autorités de tutelle.
Une alliance stratégique pour sécuriser le patrimoine public
Le partenariat entre la DGPP et l’ONEC-C va bien au-delà de la simple courtoisie diplomatique. Il prévoit des actions concrètes : diagnostic approfondi, fiabilisation des comptes des entreprises publiques et appui aux processus de restructuration. Karine Emma N’Guesso Mouandé, à la tête d’un organe technique vital pour le ministère des Finances, sait que le redressement durable du portefeuille public dépend de la qualité des cadres financiers qui y travaillent.
Cette collaboration permettra de renforcer les mécanismes de contrôle interne. Il s’agit de mettre en place une véritable « muraille de Chine » contre les détournements de fonds et les erreurs de gestion qui plombent souvent les performances du secteur public. C’est un pas de géant vers une gouvernance exemplaire, indispensable pour attirer les capitaux et dynamiser l’investissement durable.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT ?
La lutte contre l’exercice illégal de la comptabilité est le moteur de la confiance économique. Pour Google Discover, ce sujet est brûlant car il touche à la souveraineté financière du pays. En exigeant l’agrément CEMAC et l’inscription à l’Ordre, le Congo s’assure que seuls des professionnels éthiques manipulent les fonds publics. C’est l’étape indispensable pour que le portefeuille de l’État devienne un véritable levier de croissance au lieu d’une charge.
L’exercice illégal : un fléau sous haute surveillance
Le protocole OHADA est formel : nul ne peut exercer en tant qu’expert-comptable ou commissaire aux comptes s’il n’est inscrit au tableau de l’Ordre. Pourtant, de nombreux agents continuent de naviguer dans l’illégalité au sein des entités publiques. Brice Voltaire Etou-Obambi a rappelé avec fermeté que cette pratique doit cesser. L’accès à la profession est rigoureux : diplôme d’expertise comptable, parcours spécial validé par la CEMAC et agrément officiel.
Plus d infos sur Le Journal du Congo
Le partenariat prévoit donc une vaste opération de professionnalisation des cadres financiers. L’objectif n’est pas seulement de punir, mais d’accompagner techniquement les réformes du portefeuille public. En instaurant une synergie entre la DGPP et les experts de l’ONEC, le pays se dote d’un outil de veille stratégique capable de détecter les anomalies avant qu’elles ne deviennent des crises.
Vers une éthique financière durable ?
La signature imminente de cet accord de partenariat est plus qu’un acte administratif ; c’est une promesse de changement. En 2026, le Congo se projette comme un modèle de rigueur comptable en zone CEMAC. L’émotion suscitée par ces annonces dans le milieu des affaires montre que l’attente est forte. La question de l’intégrité des chiffres devient alors une affaire de fierté nationale.
Si le cadre législatif est désormais clarifié, le succès de cette opération dépendra de la ténacité de la DGPP et de la capacité de l’ONEC-C à maintenir son niveau d’exigence. Une chose est sûre : le temps des « comptables fantômes » est désormais compté.
