En réformant sa loi commerciale pour accorder aux réfugiés le droit d’entreprendre et de participer à la Zlécaf, le gouvernement congolais s’associe au HCR pour transformer l’accueil humanitaire en un puissant levier d’émancipation économique, tout en sécurisant les couloirs de rapatriement volontaire.
Ce mardi 14 juillet 2026, à Brazzaville, le directeur du bureau régional du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Abdouraouf Gnon-Kondé, a mené une série d’échanges stratégiques avec la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Lydie Hélène Pongault, puis avec la ministre du Commerce, Jacqueline Lydia Mikolo, afin de redéfinir l’avenir des 80 000 réfugiés installés sur le sol congolais. Ce double sommet humanitaire et économique s’avère d’une importance capitale pour l’Afrique centrale : alors que le HCR traverse une crise budgétaire mondiale sans précédent, le Congo crée la surprise en réformant sa législation commerciale pour donner un cadre juridique d’exercice aux réfugiés, tout en préparant activement des solutions durables de rapatriement volontaire pour les ressortissants de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo (RDC).
Une loi commerciale en cours de réforme : Le Congo offre le droit d’entreprendre et l’accès à la Zlécaf aux réfugiés
La grande révélation de cette mission onusienne réside dans l’audacieuse politique d’ouverture économique défendue par la ministre du Commerce, Jacqueline Lydia Mikolo. Lors de son audience avec la délégation du HCR, la ministre a dévoilé qu’une réforme en profondeur de la loi nationale sur le commerce était en cours de finalisation. Ce texte législatif majeur va offrir, pour la toute première fois d’un point de vue légal et juridique, l’opportunité aux réfugiés d’exercer librement des activités commerciales, d’accéder aux marchés publics et de s’intégrer pleinement dans les projets de développement communautaires.
Cette intégration économique prend une dimension continentale historique sous l’impulsion de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf). Jacqueline Lydia Mikolo a souligné que l’accompagnement public fourni par l’État pour conformer les producteurs et commerçants locaux aux exigences douanières de la Zlécaf sera également accessible aux réfugiés. En leur ouvrant les portes du commerce intra-africain, Brazzaville rompt avec le modèle classique de l’assistance humanitaire passive pour faire des personnes déplacées de véritables acteurs de la croissance nationale.
Le défi des rapatriements volontaires : Des solutions durables malgré la crise financière du HCR
Le second volet de cette offensive concertée a été structuré lors de la séance de travail entre Abdouraouf Gnon-Kondé et la ministre des Affaires sociales, Marie-France Lydie Hélène Pongault. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coexistence pacifique entre les réfugiés et les communautés d’accueil, mais surtout sur le grand chantier des rapatriements volontaires. Pour les milliers de réfugiés désireux de regagner leur patrie en RCA ou en RDC, les deux parties s’accordent à mettre en place des protocoles sécurisés et coordonnés avec les pays d’origine.
Ce partenariat s’organise toutefois dans un contexte budgétaire extrêmement tendu pour le HCR au niveau sous-régional. Le diplomate onusien a publiquement reconnu que l’agence traversait de lourdes difficultés de financement, ce qui pourrait conduire à une réduction de sa voilure opérationnelle sur le terrain. Néanmoins, Abdouraouf Gnon-Kondé a martelé que cette crise n’altérait en rien l’engagement et la présence du HCR aux côtés des autorités congolaises pour co-concevoir et financer ces solutions de dignité humaine.

POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, la nouvelle feuille de route sur les réfugiés adoptée à Brazzaville est capitale car elle pose les bases d’une doctrine révolutionnaire de l’asile en Afrique, substituant la charité internationale par l’autonomie économique réelle. Continuer à parquer des dizaines de milliers de personnes dans la dépendance absolue de l’aide internationale, à l’heure où les budgets des agences onusiennes s’effondrent, condamnerait ces populations à une précarité éternelle et menacerait la cohésion sociale des pays d’accueil.
Faire réussir cette transition vers l’inclusion financière est un enjeu de stabilité sous-régionale, de dignité humaine et d’intégration panafricaine absolue pour la période 2026-2031. En donnant aux réfugiés le droit légal de commercer et de participer à la Zlécaf, les ministres Jacqueline Lydia Mikolo et Marie-France Lydie Hélène Pongault prouvent que le Congo refuse de subir la crise migratoire : il la transforme en opportunité de co-développement. Si ce cadre légal et ce partenariat avec le HCR portent leurs fruits d’ici la fin de l’année 2026, Brazzaville offrira au reste du continent le modèle d’intégration humanitaire le plus progressiste et le plus résilient d’Afrique.
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L’Afrique centrale et le défi de l’asile moderne : Vers une prospérité partagée ou le risque de tensions locales ?
La générosité légendaire du peuple congolais, qui ouvre ses bras et ses marchés depuis des décennies aux populations meurtries par les conflits voisins, suscite une profonde émotion et un élan de solidarité panafricaine à travers tout le pays, rappelant que la paix et le progrès ne peuvent se construire que dans l’unité et le partage des opportunités. Ce tournant législatif et social de juillet 2026 projette le Congo vers un horizon d’intégration économique exemplaire d’ici 2031, installant l’émancipation des réfugiés au cœur des priorités solidaires de l’État. Les réformes juridiques de Jacqueline Lydia Mikolo sont lancées et la concertation avec le HCR est scellée, mais la capacité des écosystèmes locaux à absorber cette nouvelle concurrence commerciale sans générer de frustrations chez nos propres micro-entrepreneurs ouvre un grand débat d’avenir.
Dès lors, face à la mise en œuvre de la nouvelle loi commerciale, le gouvernement parviendra-t-il d’ici la fin de l’année 2026 à garantir une répartition équitable des espaces de vente et des financements du FIGA pour préserver une coexistence pacifique parfaite entre commerçants congolais et réfugiés ? Le HCR réussira-t-il à surmonter sa crise budgétaire pour sécuriser les départs de ceux qui choisissent la voie du retour volontaire vers Bangui ou Kinshasa, ou l’enlisement financier limitera-t-il la portée de ces nobles ambitions ? Le débat sur la souveraineté économique et le droit d’asile est totalement ouvert à Brazzaville, l’attente des humanitaires est immense, et les premiers impacts de cette réforme historique vont continuer de retenir toute notre attention.



