La Ville Lumière a pris les couleurs du Kouilou et de la Cuvette le 13 mars dernier. À l’initiative de l’actrice culturelle Jojo Miel, la toute première édition de la « Soirée Liputa » (Soirée Pagne) a transformé la capitale française en un véritable sanctuaire de l’élégance africaine. Organisé dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme 2026, cet événement a magnifié la culture congolaise en plein cœur de la diaspora, rappelant que le pagne est bien plus qu’un vêtement : c’est un langage.
Le sacre de la « Sapologie » au féminin
Sur un tapis rouge déroulé pour l’occasion, les femmes de la diaspora ont offert un spectacle de haute facture, rivalisant d’ingéniosité et de grâce. Loin de briser les codes, les convives ont sublimé les tenues traditionnelles : « deux pagnes », camisoles brodées et boubous majestueux ont défilé sous les regards admiratifs. Ce moment a marqué l’avènement d’une « Sapologie » au féminin, où chaque étoffe racontait une histoire d’identité et de fierté. L’ambiance sonore, assurée par le DJ B One International et rehaussée par la présence de l’artiste Vinny Balthazar — venu de Brazzaville avant son concert au Casino de Paris le 21 mars — a fini de transporter l’assistance sur les rives du fleuve Congo.
Une diplomatie culturelle active et engagée
L’importance de l’événement a été soulignée par une présence diplomatique de premier plan. Bien qu’empêché, l’ambassadeur Rodolphe Adada a tenu à marquer son soutien en se faisant représenter par le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé. Accompagné d’une forte délégation de diplomates, ce dernier a salué l’initiative qui renforce les liens entre la patrie et sa diaspora. Le rôle de Larissa Ondzie Ongogni, conseillère chargée des Congolais de l’étranger, a été particulièrement salué par les organisateurs pour son implication déterminante dans la réussite de ce projet qui fait rayonner le génie créateur congolais à l’international.
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L’unité nationale au rythme de « La Congolaise »
Au-delà des étoffes et des saveurs — un dîner aux spécialités du terroir ayant ravi les papilles — c’est l’émotion qui a dominé la soirée. Le moment le plus marquant reste sans doute cet instant où l’ensemble de la salle s’est levé d’un seul bloc pour entonner avec ferveur l’hymne national, La Congolaise. Dans une communion rare, les divisions se sont effacées devant les valeurs de l’unité nationale et du vivre-ensemble. Ce succès retentissant, qui s’est prolongé jusqu’aux premières lueurs de l’aube, appelle déjà une deuxième édition que les femmes de la diaspora réclament déjà avec nostalgie.



