Et si la souveraineté économique se construisait d’abord dans les départements ? En Bouenza, 867 entrepreneurs viennent de recevoir des microcrédits dans le cadre du programme Kolisa, mis en œuvre par le Figa. Derrière ces chèques, une ambition claire : structurer l’économie locale, soutenir l’auto-emploi et consolider une dynamique de production nationale.
Bouenza microcrédits État Kolisa Figa : inclusion financière et souveraineté économique au cœur du développement local.
Quand l’inclusion financière devient un acte stratégique
À Madingou, Nkayi, Loudima, Mouyondzi ou encore Yamba, la remise des chèques n’a rien d’un simple geste administratif. Chaque signature, chaque enveloppe remise symbolise une opportunité : relancer une activité, agrandir un commerce, investir dans un champ, moderniser un atelier.
La ministre des PME et de l’Artisanat, Jacqueline Lydia Mikolo, l’a rappelé : les chiffres ne sont pas que des statistiques. Les 867 bénéficiaires recensés en Bouenza représentent des projets concrets, des familles qui sécurisent leurs revenus, des jeunes qui choisissent l’entrepreneuriat plutôt que l’attente.
À travers le programme Kolisa, déjà déployé dans plusieurs départements avec plus de 8 700 chèques remis à l’échelle nationale, l’État entend faire de l’accès au crédit un outil structurant.
Produire local pour consolider l’autonomie économique
Dans un contexte où la dépendance aux importations fragilise les équilibres, le financement des petites activités locales devient un enjeu stratégique. Soutenir les commerçants, les transformateurs agricoles, les artisans et les jeunes porteurs de projets, c’est renforcer les chaînes de valeur internes. C’est permettre à un territoire comme la Bouenza de produire davantage, de transformer localement et de consommer ce qu’il crée.
L’appel à « consommer local », lancé par les autorités, ne relève pas d’un slogan. Il s’inscrit dans une logique de souveraineté économique : réduire les vulnérabilités et consolider le tissu productif national.
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La Bouenza, moteur d’un développement équilibré
Le déploiement du programme Kolisa dans les différents districts du département traduit une volonté claire : le développement ne doit pas rester concentré dans les grands centres urbains.
En injectant des microcrédits dans les territoires, l’État parie sur une croissance ancrée dans les réalités locales. À Nkayi, la cérémonie s’est ouverte par une minute de silence en hommage au ministre d’État Firmin Ayessa. À Mouyondzi, les sages ont invoqué les mânes pour le succès des projets. Autant de symboles qui rappellent que le développement économique s’inscrit dans une histoire collective.
De l’aide publique aux résultats attendus
L’État a joué sa partition. Les entrepreneurs sont désormais face à un défi : transformer ces financements en activités durables, en emplois locaux et en richesse productive.
Si les projets prospèrent, la Bouenza pourrait illustrer un modèle de développement territorial fondé sur l’inclusion financière. Un modèle où la souveraineté économique ne se décrète pas depuis la capitale, mais se construit dans chaque district, à travers des initiatives concrètes.
En débloquant des microcrédits en Bouenza, l’État ne finance pas seulement des projets individuels. Il engage une vision : celle d’une économie nationale plus équilibrée, plus autonome et plus inclusive.
Si la dynamique se confirme, la Bouenza pourrait devenir un exemple de souveraineté économique construite à partir des territoires.



