Au terme d’un match d’une intensité dramatique à Atlanta, les Lions de l’Atlas ont brisé la résistance héroïque d’Haïti (4-2) pour valider officiellement leur qualification pour la phase à élimination directe du Mondial.
Ce mercredi 24 juin 2026, l’équipe nationale du Maroc a décroché une qualification palpitante pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde en venant à bout d’une surprenante et vaillante sélection d’Haïti (4-2) lors de la troisième journée de la phase de poules. Sur la pelouse d’Atlanta, les hommes de Mohamed Ouahbi ont frôlé la correctionnelle en se retrouvant menés au score à deux reprises par des Grenadiers décomplexés bien que déjà éliminés du tournoi. Cette victoire arrachée dans la douleur s’avère d’une importance capitale : si elle propulse le Maroc dans le tableau final mondial, elle laisse toutefois de légers regrets puisque la première place de la poule est ravie sur le fil par le Brésil — vainqueur net de l’Écosse (3-0) —, condamnant les Lions de l’Atlas à disputer leur prochain match couperet à Monterrey, au Mexique, contre le futur leader du redoutable groupe F.
Le piège de la talonnade et la lucarne d’Isidor : Le calvaire marocain en première période
Preuve absolue que la magie d’une Coupe du monde transcende toutes les hiérarchies théoriques, le Maroc s’est fait terriblement peur dès l’entame du match. Après un premier coup franc dangereux de Bellegarde qui a frôlé le cadre (6e), Haïti a stupéfié le public en ouvrant le score à la 10e minute. Idéalement servi par un centre de Duverne venu de la droite, Lenny Joseph a trompé Yassine Bounou d’une talonnade audacieuse, entrée dans la cage avec la complicité involontaire du dos du gardien marocain (0-1). Un coup de massue psychologique pour les Marocains, d’autant plus qu’à l’autre bout du pays, Vinicius Junior profitait d’une boulette écossaise pour donner simultanément l’avantage au Brésil (7e).
Dos au mur, les Lions de l’Atlas ont longtemps buté sur une défense haïtienne compacte et un Johny Placide impérial dans ses buts. Après une lourde tentative manquée par Ayoub El Kaabi (13e), le gardien haïtien s’est fendu d’un double arrêt spectaculaire devant Achraf Hakimi puis El Kaabi (30e). La délivrance est finalement venue du capitaine Hakimi, à l’affût pour égaliser après un ballon mal repoussé par Placide (39e, 1-1). Mais le premier acte a basculé dans la folie pure à la 43e minute quand Wilson Isidor a nettoyé la lucarne de Bounou d’une frappe somptueuse, inscrivant l’un des plus beaux buts de ce Mondial (1-2). Fort heureusement, Ismael Saibari a répliqué immédiatement dans les arrêts de jeu d’un tir chirurgical au ras du poteau, évitant aux siens de sombrer dans le doute avant le retour aux vestiaires (45e+1, 2-2).

L’éclair de Soufiane Rahimi et la sentence de Gessime Yassine pour terrasser les Grenadiers
Au retour des vestiaires, le scénario est resté extrêmement indécis. Les Lions de l’Atlas ont accentué leur pression territoriale pour forcer le destin, malgré un but logiquement refusé à Saibari pour hors-jeu (56e) et une frappe cadrée d’Bilal El Khannouss captée par Placide (60e). À l’heure de jeu, le score de parité paralysait toujours le Maroc tandis que la Seleção brésilienne enfonçait définitivement l’Écosse grâce à un but de Matheus Cunha (60e, 0-3), s’emparant ainsi virtuellement de la première place de la poule à la faveur d’une meilleure différence de buts (+6 contre +3 pour le Maroc).
La lumière est finalement venue d’un coup de génie sur coup de pied arrêté. À la 78e minute, Soufiane Rahimi a pris ses responsabilités et a nettoyé le petit filet de Johny Placide d’une frappe brossée imparable, donnant l’avantage aux Marocains pour la toute première fois de la partie (3-2). Totalement exténués par l’intensité des assauts adverses, les Grenadiers ont fini par déposer les armes en toute fin de rencontre. Le jeune talent Gessime Yassine a profité de la détresse physique de la défense haïtienne pour enfoncer le clou à la 89e minute d’un tir limpide, scellant définitivement la victoire marocaine (4-2).
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juin 2026, la victoire acquise au forceps par le Maroc est capitale car elle confirme la maturité mentale et la grinta d’une sélection nationale capable de surmonter la panique pour s’installer durablement parmi l’élite mondiale. Après l’épopée mémorable de 2022, les Lions de l’Atlas prouvent qu’ils ont appris à gagner les matchs pièges où l’adversaire joue sans la moindre pression.
Se qualifier pour la phase à élimination directe est un enjeu de prestige continental, de souveraineté sportive et de fierté nationale absolue pour Rabat. Si le Brésil s’empare de la tête du groupe à la différence de buts, le Maroc s’offre un immense défi en se projetant vers un seizième de finale électrique à Monterrey, au Mexique. C’est le signal fort que pour égaler ou dépasser leur héritage historique, les Marocains devront gommer au plus vite leurs errances défensives initiales afin d’affronter sereinement le futur vainqueur du groupe F, qui se jouera dans un mouchoir de poche entre les Pays-Bas, le Japon et la Suède.
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Cap sur Monterrey : Jusqu’où vibrera le cœur des supporters des Lions de l’Atlas ?
Ce dénouement spectaculaire engendre une immense vague de soulagement et une émotion brute au sein de la fanzone marocaine, passée par tous les états de stress possibles avant la délivrance finale signée Rahimi et Yassine. Voir nos joueurs communier sur la pelouse d’Atlanta après une telle guerre psychologique émeut profondément tous les amoureux du football africain, rappelant que la gloire mondiale exige des sacrifices permanents. La projection vers le Mexique s’annonce d’ores et déjà volcanique, le peuple marocain étant prêt à envahir Monterrey pour pousser ses héros vers un nouvel exploit.
Cependant, face à l’organisation tactique rigoureuse qui attend le Maroc contre le premier du groupe F — qu’il s’agisse de la technicité des Pays-Bas, de la discipline du Japon ou de la puissance de la Suède —, Mohamed Ouahbi parviendra-t-il à rééquilibrer son bloc défensif pour protéger Bounou d’ici dimanche ? Les cadres de l’équipe sauront-ils élever leur niveau de jeu dès les premières minutes pour s’éviter un nouveau scénario catastrophe ? Le débat tactique est totalement ouvert, la ferveur populaire est à son comble, et la marche du Maroc vers le toit du monde est une épopée passionnante que plus rien ne semble pouvoir arrêter.



