La passation de pouvoirs entre Jean-Claude Gakosso et Constant Serge Bounda, orchestrée le 26 avril 2026 à Brazzaville, marque l’ouverture d’une ère diplomatique résolument offensive.
Sous l’impulsion du Gouvernement Makosso III, cette transition ne se limite pas à un simple changement de titulaire mais définit une nouvelle doctrine où l’appareil diplomatique devient le pivot central de la stratégie de souveraineté nationale.
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Un retour aux sources et une passation sous le sceau de la fidélité
Jean-Claude Gakosso, après onze années passées à porter la voix du Congo dans les plus grandes enceintes internationales, rejoint désormais le ministère de la Culture et des Arts. Ce mouvement stratégique permet de réinjecter une expérience politique et culturelle dense dans un département clé pour l’identité nationale. En exprimant sa gratitude envers le Chef de l’État pour sa fidélité constante, le ministre sortant laisse derrière lui un héritage diplomatique solide, marqué par le respect des traditions de paix et de médiation chères à la République du Congo.
Constant Serge Bounda : L’incarnation du Soft Power et de l’expertise technique
Le successeur, Constant Serge Bounda, aborde ses nouvelles fonctions avec une gravité proportionnelle aux enjeux du moment. Fort d’un parcours diplomatique exemplaire, notamment dans la zone stratégique de l’Océan Indien et sur les dossiers environnementaux majeurs du Bassin du Congo, le nouveau ministre a placé son mandat sous le signe de l’humilité et de la responsabilité. Il a souligné avec force que le prestige international du Président Denis Sassou N’Guesso constitue un capital diplomatique inestimable, un véritable soft power capable d’ouvrir les portes des partenaires les plus exigeants à travers le monde.
La diplomatie comme bras armé du développement économique
Dans sa vision pour le quinquennat 2026-2031, Constant Serge Bounda a rappelé le diagnostic lucide posé par le Chef de l’État : le développement national est désormais indissociable d’une insertion active dans les dynamiques mondiales. Avec environ 70% des axes du projet de société « L’accélération de la marche vers le développement » dépendant de partenariats extérieurs, le ministère des Affaires étrangères se mue en un instrument d’exécution économique. La mission est désormais d’orienter l’ensemble de l’outil diplomatique, des ambassades à l’administration centrale, vers la captation d’opportunités et le renforcement des alliances stratégiques multiformes.
Vers une administration agile et résolument tournée vers l’avenir
L’ambition affichée est sans équivoque : faire de la diplomatie congolaise un vecteur de prospérité directe pour le peuple et sa diaspora. Constant Serge Bounda s’engage à mobiliser le capital humain de son ministère pour répondre aux défis d’un contexte international fragmenté. En s’appuyant sur les principes de non-ingérence et de respect du droit international, le Congo entend intensifier ses relations bilatérales tout en consolidant son influence au sein des institutions internationales pour sécuriser la trajectoire d’émergence du pays.



