Réunie en assemblée générale ce mercredi 18 mars 2026 à Brazzaville, la Coordination nationale de l’observation des élections a présenté son rapport final sur le suivi du scrutin présidentiel. Sous la supervision du Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, l’organe a dressé un bilan globalement positif, soulignant un climat de sérénité sur l’ensemble des quinze départements du territoire national.
Une campagne marquée par l’enracinement de la culture de paix
L’évaluation des observateurs a débuté par une analyse minutieuse de la période de campagne électorale. Selon les conclusions présentées par Emile Aurélien Bongouandé, rapporteur de la coordination, cette phase a été caractérisée par une liberté totale d’affichage et une organisation de meetings sans heurts. L’implication équilibrée des médias publics et privés, ainsi que le bon déroulement des carnavals par l’ensemble des candidats, ont été cités comme des preuves tangibles de la maturité politique du pays.
La coordination a particulièrement noté une collaboration étroite entre les institutions chargées de l’organisation et du contrôle du scrutin. Cette synergie a permis de transformer la compétition politique en un exercice pacifique, renforçant ainsi la culture de la paix et de la démocratie, des piliers jugés essentiels pour la reconstruction nationale.
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Déroulement du vote : entre sérénité et défis logistiques
Concernant les journées de vote des 12 et 15 mars, les observateurs ont relevé une coordination efficace entre la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), la force publique et les missions d’observation nationales et internationales. Si l’ouverture des bureaux a parfois oscillé entre 7h et 10h, le matériel électoral était disponible dans la grande majorité des centres de vote.
Le respect du secret du vote et le calme observé dans les grandes villes, malgré une affluence moyenne en matinée s’intensifiant en fin de journée, ont été salués. Quelques points d’ombre ont néanmoins été soulevés, notamment de légers retards dans l’affichage des listes électorales et l’absence remarquée des délégués de certains candidats dans plusieurs centres. Ces dysfonctionnements n’ont toutefois pas entaché la validité globale d’un scrutin jugé transparent.
Vers une modernisation du système électoral
Malgré ce satisfecit global, la coordination ne se contente pas de constater et propose des axes d’amélioration concrets pour les prochaines échéances. Parmi les recommandations majeures figurent la réforme du système de production et de distribution de la carte d’électeur, ainsi que l’établissement de listes électorales plus précises et efficaces. Le renforcement des capacités des membres des bureaux de vote est également jugé prioritaire pour fluidifier les opérations futures.
En clôturant les travaux, Marius Mouambenga, commissaire général du Comité de suivi, a exhorté les observateurs nationaux à poursuivre leur professionnalisation. La mise à disposition de moyens financiers et matériels en temps utile a été identifiée comme une condition sine qua non pour permettre aux observateurs de remplir leurs missions avec une efficience accrue, garantissant ainsi la pérennité de la transparence électorale au Congo.



