La ville d’Owando a récemment servi de cadre à une expérimentation culturelle singulière mêlant patrimoine sonore et expression visuelle. La quatrième édition du Festival rumba jungle s’est tenue du 3 au 5 avril 2026 sous le signe de l’interdisciplinarité.
Porté par l’association « Lumière d’Afrique » et son président, l’honorable Ferréol Gassakys, cet événement a innové en proposant une synergie inédite entre la rumba congolaise et la peinture, illustrant la volonté de renouveler les codes des célébrations culturelles dans la cuvette du Congo.
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Une alliance entre mélodies et pinceaux
Le thème central de cette édition, « Rumba et peinture », a été matérialisé par un symposium intitulé « Choc culturel ». L’idée directrice consistait à créer un pont entre l’art majeur de la musique nationale et les arts plastiques, souvent perçus comme des univers distincts. Cette approche immersive a permis aux participants de redécouvrir les rythmes de la rumba à travers le prisme de la couleur et de la forme. L’initiative visait à démontrer que la richesse du patrimoine musical congolais peut s’exporter sur toile, offrant ainsi une double lecture, à la fois auditive et visuelle, de l’identité du pays.
L’art du portrait au service de la mémoire musicale
La plateforme « J’aime mon monde vision » a joué un rôle déterminant dans l’exécution de cette vision artistique. Sous la supervision de son manager Guerson Nyonkuru, un collectif de peintres s’est attelé à la création de fresques monumentales rendant hommage aux icônes de la musique. Des figures telles que Wendo Kolosoy et Doudou Copa ont été immortalisées par des portraits saisissants, attirant l’attention des visiteurs et des autorités locales. Au-delà de la performance artistique, ces œuvres ont servi de supports mémoriels, soulignant la capacité de la peinture à fixer pour l’éternité l’émotion et le charisme des grands maestros de la rumba.
Transmission et perspectives pour l’art visuel
Le bilan de cette participation dépasse le cadre de la simple exposition. Les symposiums et les échanges organisés durant ces trois jours ont favorisé une réelle transmission de savoirs entre les artistes confirmés et le public. En offrant une vitrine d’exposition d’envergure nationale aux peintres, le festival a ouvert de nouvelles opportunités économiques et de visibilité pour les créateurs visuels. Cette quatrième édition confirme que le mariage des arts est un levier puissant pour la modernisation de la culture congolaise, capable d’honorer ses racines tout en explorant de nouveaux langages esthétiques au cœur de la jungle du bassin du Congo.



