En marge des grandes festivités de l’investiture présidentielle, le ballet diplomatique s’est également joué dans les couloirs du Parlement congolais.
Le 14 avril dernier, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Algérie au Congo, Riache Azeddine, a mené une offensive diplomatique de haut niveau en rencontrant successivement Pierre Ngolo, président du Sénat, et Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale. Au cœur des échanges : la consolidation d’un axe parlementaire fort entre Alger et Brazzaville et, surtout, la recherche d’un soutien décisif pour la présidence du Parlement panafricain.
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Un soutien réaffirmé au quinquennat de « l’accélération »
Au-delà de la courtoisie protocolaire, cette rencontre a servi de tribune à l’Algérie pour réitérer son engagement indéfectible envers le Congo. Riache Azeddine a officiellement transmis les félicitations du président Abdelmadjid Tebboune à son homologue Denis Sassou N’Guesso pour sa réélection. L’ambassadeur a souligné la disponibilité totale du gouvernement algérien à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de son ambitieux programme « L’accélération de la marche vers le développement » pour la période 2026-2031. Cette solidarité bilatérale se traduira prochainement par un renforcement des échanges techniques et des visites de groupes d’amitié parlementaire entre les deux nations, Pierre Ngolo étant d’ailleurs attendu prochainement en terre algérienne.
Le Parlement panafricain en ligne de mire
Le point d’orgue de cette audience portait sur l’ambition continentale de l’Algérie, qui sollicite officiellement le parrainage du Congo pour sa candidature à la présidence du Parlement panafricain. À travers cette démarche, Alger souhaite insuffler une nouvelle dynamique à cette institution africaine, en misant sur l’efficacité et une visibilité accrue. L’ambassadeur algérien a insisté sur la nécessité de travailler main dans la main avec des « pays frères et amis » comme le Congo pour promouvoir les valeurs fondamentales de paix, de sécurité et de fraternité. En s’appuyant sur l’influence diplomatique de Brazzaville, l’Algérie espère transformer le Parlement panafricain en un véritable moteur du développement continental, en parfaite adéquation avec les principes du panafricanisme.
Vers une synergie des Sénats africains
La rencontre a également permis de saluer une initiative congolaise majeure : la création d’une association des sénats africains. L’ambassadeur Riache Azeddine a tenu à féliciter les sénateurs congolais pour cette démarche visant à renforcer la consultation et la solidarité entre les chambres hautes du continent. Ce rapprochement entre les institutions parlementaires d’Alger et de Brazzaville préfigure une collaboration plus étroite au sein des instances internationales, prouvant que la diplomatie ne se limite pas aux seuls chefs d’État, mais s’enracine également dans le dialogue entre les représentants du peuple. Ce « pont législatif » entre le Nord et le Centre de l’Afrique s’annonce comme l’un des piliers de la stratégie régionale pour les années à venir.



