Un vrombissement de fierté et d’émotion secoue à nouveau les allées verdoyantes de la capitale congolaise en ce mois de mai 2026. Le parc zoologique et botanique de Brazzaville, situé au cœur de la ville, est le théâtre d’un véritable engouement populaire depuis l’accueil, en octobre 2025, d’un jeune couple de lions en provenance d’Afrique du Sud.
Cet événement exceptionnel s’avère capital : le zoo n’avait plus abrité de fauves depuis 29 ans. Ce grand retour de la faune royale stimule puissamment le tourisme local et l’éducation environnementale, attirant désormais une moyenne record de 4 000 visiteurs par semaine.
Mufasa et Sarabi : Le couple royal qui fascine les écoles de Brazzaville
Chaque après-midi, le parc est littéralement pris d’assaut par des dizaines de jeunes élèves venus des différentes écoles privées de Brazzaville, tous sac au dos et les yeux écarquillés. Au bout d’allées ombragées jalonnées par des arbres majestueux, des palmiers et des fleurs tropicales, se dresse le nouvel enclos des rois de la savane. Les deux mammifères y vivent paisiblement : le mâle, baptisé Mufasa, est âgé de 14 mois, tandis que la femelle, nommée Sarabi, affiche 13 mois au compteur. Leur routine est déjà bien rodée, incluant des marches tranquilles dans l’enclos sans le moindre grognement et une consommation quotidienne stricte de dix kilos de viande.
Pour accueillir ces prédateurs légendaires, la direction n’a pas lésiné sur les moyens techniques. Le concessionnaire du parc, Chems Roc, a dévoilé un dispositif de sécurité ultra-moderne et entièrement normé. Le couple de lions dispose d’un bel espace de 2 500 m². Afin de maximiser la sécurité des fauves et celle du public, le grillage lourd et robuste est doublé par un câblage intérieur délivrant une tension de 18 000 volts. Une technologie de pointe qui permet de rassurer les visiteurs tout en offrant un habitat spacieux aux animaux.
Du documentaire à la réalité : L’immense émotion des visiteurs congolais
La confrontation visuelle avec les fauves suscite des vagues de stupeur et de joie parmi les Congolais, habitués jusqu’ici à n’observer ces créatures qu’à travers des écrans. « Je les vois juste dans les documentaires. C’est la première fois que je les vois face à face », se réjouit Ashley, une étudiante captivée. Ce sentiment de bonheur est partagé par Manuela, femme au foyer, qui se dit « ravie et heureuse de les voir en vrai ». L’attrait du public pour ce que l’on n’a pas l’habitude de voir génère des souvenirs impérissables pour toute une génération.
L’impact pédagogique est également immense pour le corps enseignant. Accompagnant ses élèves, la maîtresse Mélanie Malonga confie son émotion de voir ses écoliers découvrir les lions « en live » plutôt qu’à la télévision. Rassurée par le système de protection qui empêche toute attaque, elle plaide déjà auprès des gestionnaires du zoo pour l’introduction de nouvelles espèces spectaculaires. À 26 ans, un visiteur nommé Brejnev résume l’ambiance générale d’un mot : « C’est émouvant ».
💡 Pourquoi c’est important
En ce mois de mai 2026, le retour des lions au cœur de Brazzaville démontre que la réhabilitation des espaces zoologiques urbains est devenue un vecteur majeur de reconnexion culturelle et de dynamisation du tourisme intérieur en Afrique centrale. Passer près de trois décennies sans grand prédateur avait appauvri l’attractivité de ce site historique. En investissant dans un enclos de haute sécurité aux normes internationales, le parc prouve sa capacité à gérer de grands mammifères. C’est capital : au-delà du divertissement, ce projet offre une alternative éducative concrète aux écoles locales, permettant aux enfants de toucher du doigt la biodiversité du continent au lieu de la consommer uniquement via des médias occidentaux. Ce succès populaire à 4 000 entrées hebdomadaires valide la stratégie de transition économique par les industries de loisirs et pose les bases d’un hub de conservation zoologique national.
L’espoir de futurs lionceaux pour agrandir la famille
Le succès de cette opération de repeuplement ouvre des perspectives fantastiques pour l’avenir de l’institution. Forts de cette attractivité retrouvée et de l’adaptation parfaite de Mufasa et Sarabi à leur environnement brazzavillois, les propriétaires et soigneurs du parc se tournent vers l’avenir.
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L’objectif ultime est désormais d’accompagner la maturité sexuelle des deux félins. Les gestionnaires espèrent ouvertement la naissance prochaine de lionceaux sur le sol congolais. Un événement qui permettrait d’agrandir naturellement cette famille royale et de pérenniser le statut du zoo comme pôle majeur de la biodiversité en Afrique centrale.
Le retour historique des lions au parc zoologique de Brazzaville rallume une flamme de nostalgie et d’émerveillement qui s’était éteinte il y a 29 ans. En transformant les allées de Mpila en un lieu de rencontre vivant entre la jeunesse congolaise et la faune sauvage, Mufasa et Sarabi accomplissent une mission qui dépasse la simple curiosité. Reste désormais à savoir si l’engouement de ces 4 000 visiteurs hebdomadaires incitera le gouvernement et les investisseurs privés à financer l’arrivée d’autres grands mammifères — comme des girafes ou des rhinocéros — afin de faire de ce sanctuaire botanique le plus grand centre d’éducation environnementale de la sous-région.


