Le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux passent à la vitesse supérieure pour transformer le potentiel commercial du pays en richesse palpable. Le samedi 30 mai 2026 à Brazzaville, les autorités ont officiellement réuni les cheffes d’entreprise du pays afin de leur transmettre les outils stratégiques indispensables pour conquérir le futur marché unique continental de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF).
Cet événement de haute portée économique, pleinement encouragé par le président Denis Sassou N’Guesso et le gouvernement dans le cadre du Plan National de Développement, s’avère capital : en positionnant les femmes d’affaires au cœur de la stratégie d’exportation nationale, le Congo active son levier de croissance le plus dynamique pour s’imposer comme le moteur commercial de l’Afrique centrale.
Le gouvernement et le PNUD s’unissent pour ouvrir les portes d’un marché de plusieurs milliards de consommateurs
Organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), cette grande concertation nationale a permis à l’État congolais d’afficher ses ambitions économiques majeures avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Comme l’a rappelé avec force Adama Dian Barry, représentante résidente du PNUD au Congo, ce marché commun africain atteindra sa pleine ouverture d’ici à quatre ans seulement. À cette échéance, la Zlécaf donnera un accès direct à plusieurs milliards de consommateurs, offrant aux structures congolaises des perspectives de développement et de rentabilité totalement inédites.
Pour le Congo, le choix de miser sur le leadership féminin relève d’une logique économique rigoureuse. Les statistiques officielles démontrent en effet que la dynamique entrepreneuriale du pays repose en grande partie sur les femmes, qui sont aujourd’hui à l’origine de 40 % des créations de sociétés sur le territoire national. Face à ce constat, la ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat, Jacqueline Lydia Mikolo, entend faire de ces dirigeantes audacieuses le véritable fer de lance de l’intégration économique et commerciale de la République du Congo au sein de la sous-région.
Réseau de production et baisse des frais de certification : Le plan d’attaque de Jacqueline Lydia Mikolo
Afin de lever définitivement les barrières structurelles qui freinent l’exportation des produits congolais, le ministère et ses partenaires déploient deux actions prioritaires sur le terrain. La première mesure consiste à bâtir un réseau d’échange direct permettant de connecter de manière fluide le maillon de la production agricole et industrielle à celui de la transformation. La seconde action repose sur un plaidoyer institutionnel offensif pour faire baisser drastiquement les frais liés à la certification des produits, une étape administrative lourde mais indispensable pour s’imposer face à la concurrence régionale.
L’ambition finale est claire : faire de la République du Congo un moteur économique sous-régional incontournable grâce à la puissance de l’initiative féminine. Soucieux d’obtenir des résultats concrets, le gouvernement et le PNUD ont d’ores et déjà fixé un rendez-vous crucial aux participantes. Un bilan d’étape obligatoire est programmé dans un an jour pour jour afin de mesurer scientifiquement les progrès commerciaux réalisés sur le terrain par ces entreprises au sein de la Zlécaf.
💡 Pourquoi c’est important
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En cette fin de mois de mai 2026, la stratégie dévoilée par la ministre Jacqueline Lydia Mikolo démontre que le Congo refuse de subir la mondialisation intra-africaine et choisit de militariser commercialement son économie grâce au génie de ses entrepreneures. La Zlécaf ne doit pas être un couloir d’importation où le Congo consomme les produits des autres nations, mais une autoroute d’exportation pour le Made in Congo. C’est capital : en ciblant les femmes, qui dirigent près de la moitié des entreprises locales, le président Denis Sassou N’Guesso et le gouvernement s’attaquent au cœur de l’économie réelle. En finançant la baisse des frais de certification et en créant des circuits courts entre producteurs et transformateurs, l’État transforme des micro-activités informelles en industries compétitives prêtes pour l’exportation. Ce plan sur un an, validé par le PNUD, jette les bases d’une indépendance économique durable et prouve que la richesse future du Congo ne viendra pas seulement du sous-sol, mais de la valeur ajoutée créée par ses citoyennes.
Un défi de compétitivité pour les Petites et Moyennes Entreprises locales
L’intégration réussie des entreprises congolaises dans ce grand marché unique va exiger une mise aux normes accélérée de la qualité des produits locaux. Les dirigeantes vont devoir s’approprier les technologies numériques de gestion et de logistique pour expédier leurs marchandises vers Libreville, Kinshasa ou Douala à des coûts hautement compétitifs.
L’appui constant du PNUD à travers des programmes de renforcement technique s’annonce déterminant pour réussir cette transition commerciale. Le patronat et les associations féminines affûtent déjà leurs armes pour transformer cet essai théorique en victoires financières concrètes.
Le virage stratégique amorcé à Brazzaville sous l’impulsion du gouvernement marque un tournant pour le panafricanisme économique. En confiant les clés de la Zlécaf aux entrepreneures, Jacqueline Lydia Mikolo et Adama Dian Barry font le pari de l’efficacité et de l’inclusivité. Reste désormais à savoir si le secteur bancaire national saura suivre le mouvement en accordant des crédits à des taux préférentiels à ces 40 % de femmes chefs d’entreprise, et si les administrations douanières sous-régionales joueront le jeu de la fluidité pour permettre aux produits congolais de conquérir l’Afrique centrale avant l’échéance des quatre ans.



