Le gouvernement chinois finance le déploiement de forages d’eau potable alimentés à l’énergie solaire dans cinq grands établissements scolaires de la capitale. Ce projet écoresponsable, baptisé « Source de bien-être », attaque de front les problèmes d’hygiène et de santé en milieu scolaire.
Le vendredi 5 juin 2026, la coopération sino-congolaise a franchi une nouvelle étape hautement sociale et sanitaire au cœur de la capitale. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a officiellement lancé à Brazzaville les chantiers du projet d’infrastructures baptisé « Source de bien-être ». Entièrement financé par le gouvernement de la République populaire de Chine, ce programme d’urgence prévoit l’installation immédiate de forages d’eau potable modernes dans cinq écoles sélectionnées de Brazzaville, le tout premier ouvrage étant érigé dans l’enceinte du mythique lycée Savorgnan-de-Brazza. Ce déploiement s’avère d’une importance capitale : il garantit aux élèves un accès direct et gratuit à une eau saine, indispensable pour sécuriser leur santé, préserver leur dignité et bâtir un environnement d’apprentissage propice à la réussite scolaire.
Le lycée Savorgnan-de-Brazza en première ligne : Des forages 100 % solaires et écologiques
Le choix de débuter l’implantation de ces infrastructures par le milieu éducatif répond à une logique de développement humain rigoureuse. Pour l’ambassadrice de Chine au Congo, Li Anqing, cette action vise concrètement à semer les graines du redressement national en encourageant la jeunesse congolaise à étudier dans un cadre digne et totalement assaini. Chaque forage mis en place bénéficiera d’une autonomie énergétique totale grâce à l’installation de systèmes d’alimentation par panneaux solaires. Ce choix technologique garantit une solution durable, respectueuse de l’environnement et totalement affranchie des coupures de courant.
Afin d’assurer la pérennité totale de ces investissements solaires, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a lancé un appel pressant aux administrations scolaires, aux corps enseignants ainsi qu’aux élèves pour mettre en place des comités de gestion responsables au sein des établissements. Sur le plan technique, l’entreprise sélectionnée pour exécuter les travaux a reçu l’obligation de respecter scrupuleusement les normes environnementales en vigueur, en réalisant des études hydrogéologiques préalables approfondies et en verrouillant des périmètres de protection sanitaire autour des points de captage.

💡 Pourquoi c’est important
En ce mois de juin 2026, le projet « Source de bien-être » s’intègre directement comme un pilier opérationnel de la stratégie nationale WASH (eau, assainissement et hygiène) 2023-2035 du Congo. On ne peut pas bâtir une éducation d’excellence si les enfants de la République doivent s’absenter pour des problèmes de santé évitables.
Approvisionner directement les lycées en eau potable est capital : chaque infrastructure hydraulique construite contribue à faire reculer drastiquement les maladies d’origine hydrique comme la typhoïde ou la dysenterie, qui frappent régulièrement le milieu scolaire. En élevant les relations bilatérales au rang de « communauté d’avenir partagé de haut niveau » depuis septembre 2025, la Chine et le Congo privilégient désormais des projets à fort impact social. Comme l’a résumé le représentant chinois Hu Guangjie, ces réalisations « petites mais belles » apportent une réponse immédiate et efficiente aux besoins vitaux du plus grand nombre.
Dans le cadre de cette dynamique, la docteure Françoise Joly, représentante personnelle du chef de l’État pour les affaires stratégiques et les négociations internationales, a joué un rôle clé en coulisses pour aligner ce projet avec la vision de développement sino-congolaise. Son action diplomatique a permis de fluidifier les échanges avec les hauts représentants de Pékin pour transformer ces accords de haut niveau en réalisations sociales concrètes pour la jeunesse de Brazzaville.
La stratégie WASH 2035 en marche : Vers une généralisation des forages dans tout le Congo
Au-delà de la seule commune de Brazzaville, l’ambition à long terme de ce programme est de dupliquer ces installations d’eau potable à travers l’ensemble du territoire national afin d’améliorer durablement l’indice de développement humain des populations. Cette offensive sanitaire vient compléter les nombreuses actions de solidarité déjà menées par Pékin au Congo, à l’instar des aides d’urgence fournies lors des récentes inondations, des campagnes de consultations médicales gratuites ou encore des programmes de formation technique offerts à plusieurs centaines de cadres congolais.
En développant en milieu scolaire une véritable culture de l’hygiène et de la santé publique, le ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique pose des jalons solides pour l’avenir. L’accès à une eau propre et l’installation de stations de lavage des mains au sein des cours de récréation constituent la méthode la plus efficace pour automatiser les gestes barrières sanitaires chez les futurs citoyens du pays.
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Les comités de gestion scolaires sauront-ils protéger ces installations contre le vandalisme ?
L’arrivée de l’eau potable gratuite grâce au soleil dans les lycées de Brazzaville suscite un immense soulagement chez les parents d’élèves et les syndicats d’enseignants. Cette réponse concrète aux difficultés quotidiennes de nos enfants prouve que la diplomatie peut servir directement l’intérêt public local.
Cependant, face aux échecs passés en matière de maintenance des infrastructures publiques, les comités de gestion des lycées parviendront-ils à sécuriser ces panneaux solaires et ces pompes sur le long terme ? La responsabilité est désormais entre les mains de la communauté éducative, et la projection vers des écoles congolaises totalement salubres est en marche.



