Le Mexique a parfaitement lancé sa Coupe du monde 2026 en dominant l’Afrique du Sud (2-0) dans un stade Azteca en ébullition. Ce choc lance un Mondial historique où dix nations africaines s’apprêtent à faire vibrer tout un continent.
Ce jeudi 11 juin 2026, la sélection mexicaine de football (« La Tri ») affrontait les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud lors du match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 à Mexico. Devant un stade Azteca comble et en fusion, les Mexicains l’ont emporté 2-0, s’installant immédiatement à la première place du groupe A. Ce coup d’envoi est capital car il inaugure officiellement un tournoi planétaire de tous les superlatifs — réunissant pour la première fois de l’histoire 48 équipes à travers trois pays hôtes — et marque le début d’une aventure intense pour les dix représentants africains engagés dans la compétition.
Julian Quiñones et Raul Jiménez terrassent les Bafana Bafana
Donnés favoris de la rencontre, les Mexicains n’ont pas tardé à donner le ton face à leur public. Dès la 9e minute, le remuant Julian Quiñones a ouvert le score, s’imposant comme un véritable poison pour la défense sud-africaine tout au long de la partie. La domination de la « Tri » s’est nettement accentuée au retour des vestiaires après l’expulsion du milieu de terrain sud-africain Yaya Sithole (49e), coupable d’une faute sur Brian Gutierrez à l’entrée de sa surface de réparation.
À 11 contre 10, le Mexique a scellé l’issue de la rencontre à la 67e minute grâce à sa star locale, Raul Jiménez, auteur d’une tête ajustée face au gardien Ronwen Williams, une nouvelle fois délaissé par ses arrières. La fin de match, devenue nerveuse et hachée, a vu deux nouvelles expulsions enregistrées : celle du Sud-Africain Themba Zwane (84e) et du Mexicain Cesar Montes (90e+2). Avant ce duel acharné, une courte cérémonie d’ouverture avait réuni des icônes mondiales comme Shakira, Burna Boy, J Balvin, Danny Ocean, Belinda ou le groupe Mana.

💡 Pourquoi c’est important
Ce match d’ouverture du 11 juin 2026 lance officiellement la Coupe du monde de la démesure avec un format inédit de 48 équipes, 104 matches et 38 jours de compétition répartis entre le Mexique, le Canada et les États-Unis. Pour l’Afrique, ce Mondial est historique puisque le continent aligne dix représentants qualifiés. Après l’exploit mémorable du Maroc qui avait atteint la première demi-finale africaine de l’histoire au Qatar, la pression est forte.
Suivre cette compétition est crucial : avec un règlement permettant aux huit meilleurs troisièmes de se qualifier pour les 16e de finale, les chances de voir briller le football africain sont démultipliées. L’effervescence est totale à travers le continent, des supporters de Kinshasa qui croient au fabuleux destin des Léopards de la RDC pour leur grand retour, jusqu’aux pays non qualifiés comme la République centrafricaine où l’on spécule déjà sur l’affiche de la grande finale, programmée le 19 juillet prochain près de New York.
Sadio Mané, Mohamed Salah, Lions de l’Atlas : Les forces africaines prêtes à rugir
Malgré le faux pas initial de l’Afrique du Sud, les autres sélections africaines disposent de solides arguments pour bousculer la hiérarchie mondiale. Le Maroc affiche sur le papier une équipe très solide sur toutes les lignes, emmenée par Achraf Hakimi et Brahim Diaz, tous deux désireux de briller cet été après des trajectoires contrastées en club ou en sélection. Le Sénégal pourra quant à lui compter sur l’inusable Sadio Mané, qui reste à 34 ans l’arme offensive numéro un des Lions de la Teranga pour tenter de faire aussi bien qu’en 2002.
L’Égypte mise énormément sur sa superstar Mohamed Salah, qui fêtera ses 34 ans le 15 juin, jour de l’entrée en lice des Pharaons contre la Belgique, avec l’ambition de décrocher une première victoire historique en phase finale. Derrière ces favoris, la Côte d’Ivoire (boostée par un succès contre la France en amical) et l’Algérie (victorieuse des Pays-Bas en préparation) espèrent légitimement franchir le premier tour. Le Ghana d’Antoine Semenyo, la Tunisie (7e participation), le Cap-Vert (novice) et la RDC complètent ce contingent africain survolté.
Les sélections africaines parviendront-elles à surmonter les pièges de ce Mondial à 48 équipes ?
Le revers de l’Afrique du Sud face au pays hôte mexicain rappelle la dure réalité et le niveau d’exigence de la phase finale d’une Coupe du monde. La route est encore longue jusqu’au verdict du 19 juillet à New York.
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Les sélections africaines parviendront-elles à s’adapter au décalage horaire et à la rigueur de ce nouveau format pour hisser le continent au sommet du football mondial ? La ferveur des supporters est incandescente, l’émotion est totale dans chaque township et chaque capitale africaine, et l’histoire reste à écrire sur le rectangle vert.



