Du 15 au 21 juin 2026, la ville océane s’apprête à vibrer au rythme de la 11e édition du festival Pointe-Noire en scène. Porté par le parrainage dynamique de la mairie, cet événement incontournable propulse la jeunesse et les femmes au cœur des industries créatives.
En ce mois de juin 2026, la République du Congo réaffirme son statut de carrefour culturel incontournable en Afrique centrale. Sous le parrainage institutionnel de la mairie de Pointe-Noire, les organisateurs du festival « Pointe-Noire en scène » lancent une 11e édition historique sous le thème évocateur : « Demain c’est aujourd’hui ». Ce grand rendez-vous national s’avère d’une importance capitale : au-delà des festivités, il concrétise la politique volontariste du gouvernement congolais pour structurer les industries culturelles et créatives, en mettant l’accent sur la formation technique, l’insertion professionnelle des étudiants et l’émancipation des femmes dans les métiers du spectacle vivant.
L’émancipation des femmes par la tech : Les ateliers de régie spectacle au cœur du festival
L’une des grandes innovations de cette édition 2026 réside dans sa volonté d’accorder un accès privilégié aux femmes aux métiers techniques de la culture. Des ateliers spécialisés, axés sur la gestion des contenus événementiels et la régie lumière du spectacle vivant, seront entièrement réservés aux femmes. Ces formations de pointe seront animées par le Festival Mama de l’artiste Spirita Kombo et par la professionnelle reconnue du théâtre, Aimée Patricia Mavoungou.
Le directeur de Pointe-Noire en scène, Lionel Kombo De Bayonne, a rappelé que si le festival a toujours été guidé par une stricte parité homme-femme dans sa programmation artistique, l’année 2026 marque un tournant. Grâce à l’appui du gouvernement et des partenaires locaux, cette immersion technique permet de briser les plafonds de verre et de professionnaliser durablement la main-d’œuvre féminine dans un secteur en pleine expansion économique.

💡 Pourquoi c’est important
En 2026, la tenue de ce festival soutenu par les autorités est capitale car elle matérialise la transition de la culture vers une industrie économique créative, structurée et génératrice d’emplois durables pour la jeunesse congolaise. Pour maximiser cet impact, le festival innove en organisant des descentes universitaires pour sensibiliser directement les étudiants aux opportunités de carrière offertes par ce secteur.
Bâtir ce pont entre l’université et la scène est crucial : l’événement accueille cette année le prestigieux Réseau des régisseurs d’Afrique centrale. Des experts chevronnés comme Rhys Kouloumbou Bat et Elga Malonga Asso de Brazzaville, Raoul Boloem de la RDC et Modeste Mbombe du Gabon animeront des masterclass de haut niveau en régie son et lumière. Cette synergie sous-régionale prouve que sous l’impulsion de l’exécutif, le Congo ne se contente plus de consommer de l’art, mais s’impose comme le principal centre de formation technique et de labellisation des professionnels du spectacle en Afrique centrale.
Une programmation musicale internationale : Freddy Massamba et les révélations du « Made in 242 »
Sur le plan artistique, la programmation de cette 11e édition s’annonce grandiose. La tête d’affiche officielle n’est autre que l’illustre artiste congolais Fredy Massamba, véritable référence de la musique africaine, qui fera le déplacement depuis Bruxelles pour communier avec le public de la ville océane. Le festival servira également de tremplin à une multitude de révélations locales prometteuses, à l’instar de Trésor Mbani, Barka Binguila, Papa Passoire, Brajji, Blessing Bili, Dieida ou encore Jordy Mbiou et le Frère Helliaus.
Cette célébration de l’unité culturelle intègre des délégations invitées de Brazzaville, comme le duo gospel Breil, les groupes 7Lekt 242 et la Compagnie Sahm, ainsi que des stars régionales comme Merveille Bella du Cameroun et le groupe Yotsi de la RDC. L’ensemble de ces activités de haut vol sera couronné par une grande soirée de gala dédiée aux partenaires, suivie d’un concert populaire en plein air entièrement gratuit au rond-point Lumumba, avant de s’achever par une magnifique excursion touristique sur le lac Loufoualeba.
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L’industrie créative congolaise peut-elle devenir le principal moteur d’attractivité touristique de la sous-région ?
Le déploiement réussi de la 11e édition de Pointe-Noire en scène témoigne de la vitalité de la politique culturelle du gouvernement congolais, bien décidé à faire de l’art un levier de soft power et d’inclusion sociale. Voir la jeunesse et les femmes s’approprier les technologies du spectacle suscite un immense sentiment de fierté nationale.
Cependant, les structures financières locales suivront-elles cette dynamique pour accorder des crédits d’investissement à ces nouvelles PME culturelles et pérenniser ces emplois techniques ? Le débat sur le statut de l’artiste et du technicien en Afrique centrale est totalement relancé, l’effervescence à Pointe-Noire est totale, et la projection vers un Congo leader de l’économie créative est désormais en marche.



